3e édition du prix Mouloud Mammeri de la meilleure dictée : Hommage au «juste»

Elwatan; le Mardi 3 Mars 2009
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Je remercie mon institutrice de m'avoir enseigné le tamazight, pour que le berbère émerge et figure parmi les autres langues dans le monde…», martela dans le micro le petit Ahmed Boumekla, un élève d'une école primaire de la localité de Tizi Rached, lors de la cérémonie de remise des prix Mouloud Mammeri, pour la meilleure dictée aux apprenants de tamazight.
En commémoration du 20e anniversaire de la disparition de l'écrivain Mouloud Mammeri, l'association des enseignants de tamazight de Tizi Ouzou a organisé hier une cérémonie de remise des prix Mouloud Mammeri pour la meilleure dictée aux élèves lauréats du concours qui s'est tenu le 9 février dernier. Cette 3e édition avait regroupé 79 participants de 51 écoles primaires et 28 établissements du cycle moyen de la wilaya de Tizi Ouzou. Cette activité vise à promouvoir la langue berbère et «pour la symbolique : la rencontre des générations entre ceux qui ont défendu cette langue dans le passé et ceux qui l'apprennent aujourd'hui : les enfants», dira d'emblée le militant de la cause amazighe, Abdeslam Abdennour. Pas moins de 400 personnes ont assisté à cette manifestation, notamment des parents d'élèves, des étudiants, des enseignants ainsi que des élus et des représentants des autorités locales et du Haut commissariat à l'amazighité (HCA). Les festivités ont commencé par une conférence animée par M. Abdeslam. Le conférencier s'est étalé sur l'évolution de tamazight et la prise de conscience de Mouloud Mammeri du «danger d'extinction qui menaçait la langue berbère juste après l'indépendance». «Dda L’mouloud, dit M. Abdeslam, a eu le mérite de refuser des propositions alléchantes concernant sa carrière pour se consacrer à sa langue maternelle. Ce dernier a refusé un poste à l'académie française. Après avoir constaté que tous les éléments qui pouvaient anéantir tamazight ont été réunis par ses détracteurs, il enseigna le berbère au gré des autorisations de 1965 à 1973 à la Fac centrale d'Alger, dans le cadre de la section d'ethnologie».

Categorie(s): culture

Auteur(s): Nordine Douici

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