A Cannes, Bouchareb défend Hors-la-loi

Elwatan; le Vendredi 14 Mai 2010
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Le réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb a regretté hier la polémique en France sur son film Hors-la-loi en compétition au Festival de Cannes et dévoilé le 21 mai, soulignant que le cinéma devait aborder «tous les sujets» comme ici l’histoire de la colonisation.
«Depuis trois semaines, une polémique précède la présentation à Cannes de mon film Hors-la-loi, alors que ceux qui participent à cette polémique n’ont pas vu le film...», déclare le cinéaste, s’exprimant pour la première fois sur la controverse, dans une déclaration envoyée au festival.
Cette production algéro-franco-belge retrace le parcours de trois frères ayant survécu aux massacres de Sétif de mai 1945 et qui, arrivés en France, s’engagent pour l’indépendance de l’Algérie. Avant toute projection, Hors-la-loi a été accusé en France de «falsifier l’histoire» par l’extrême droite, des associations de harkis, d’anciens combattants et de pieds-noirs, ainsi que par un député de la majorité de droite UMP, Lionnel Luca.

«Hors-la- loi est un film de fiction, une saga qui raconte l’histoire de trois frères algériens et de leur mère sur une période de plus de trente-cinq ans», a souligné Rachid Bouchareb, depuis Los Angeles où il travaille à un autre projet. Se défendant de toute prétention à faire œuvre d’historien, il poursuit : «Je le fais en cinéaste, avec ma sensibilité, sans obliger quiconque à la partager. Après les projections, il sera temps que le débat public se déroule.»

Categorie(s): idées

Auteur(s): A.F.P.

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