Abdelhakim Cheikh dit Cheikho. Entraîneur : «Le limogeage des entraineurs est un syndrome de la maladie de notre football»

Elwatan; le Dimanche 12 Octobre 2014
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 -Alors que conseillez-vous aux entraineurs ?

Tous les entraineurs ont la même chance pour réaliser de bons résultats  car tous les clubs sont presque équivalents. A cet égard, ils auront l’occasion de mieux mesurer la compétence de chaque joueur, de choisir le schéma tactique le plus adapté à leurs joueurs et de fidéliser avec les dirigeants et les supporters. Aussi, en cette période d’essai, les entraineurs ont la chance de travailler loin de la pression des supporters et des dirigeants. Enfin, je leur conseille de travailler honnêtement selon une méthode de travail transparente et efficace.

-Vous avez une grande expérience de coaching  de plus de 30 années avec des grands et des clubs moyens de l’Ouest pleine de succès. Alors quels sont les facteurs de réussite de l’entraineur ?

Certes, je suis entraineur du 3ème degré. Depuis les années 80, j’ai entrainé de grands clubs tels que CRTémouchent, SAMohamadia, SCMecheria, ZSATémouchent  et autres. En premier lieu, un bon entraineur doit se  comporter comme un éducateur. Il doit posséder les trois critères principaux : la personnalité, l’autorité et la compétence. Il évite de s’engager avec un club uniquement pour ne pas chômer. Les dirigeants et lui se mettront d’accord  sur l’objectif, les moyens de travail et les droits et devoirs  de chaque partie.

-Et que  dites du phénomène de démission ou de limogeage d’entraineurs après seulement 5 journées du début du championnat ?

Il y a deux catégories de présidents de clubs. Certains planifient leur travail sur la formation et la prise en charge des jeunes et relèguent les résultats en seconde position. Et les autres ne voient que les résultats. En conséquence, l’entraineur est condamné à réaliser de très bons résultats qui plaisent à son président recruteur. En cas de mécontentement,  il sera limogé purement et simplement par une lettre ordinaire. C’est un syndrome de la maladie du football national accompagné du regain de violence dans les stades, la corruption des arbitres et des joueurs et autres maux sociaux. C’est la raison de la baisse du niveau technique du football dans les clubs. Je dis aux dirigeants de faire confiance aux entraineurs algériens qui sont intègres et honnêtes et de les aider pour la concrétisation de l’objectif.                                      

Categorie(s): sports

Auteur(s): O. Salem

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