Achallam : quatre filles d’un martyr lésées dans leurs droits

Elwatan; le Mardi 25 Decembre 2012
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Ourida, handicapée à 100%, a même été blessée en 1957 au bras, au bassin et à l’œil droit par des éclats d’une explosion à proximité de leur maison lors d’une vaste opération de l’armée coloniale dans la région et dans laquelle son père a été gravement blessé, puis capturé et tué dans un camp militaire de la région, le 16 juillet 1957.
Alors adolescente et aînée de la famille, Ourida aidait sa mère dans le pétrissage de pain aux moudjahidine, mais sa santé déclinait au fil des ans à cause de ses blessures. Célibataire, elle est atteinte du diabète, de la tension artérielle, de déficience physique, en plus de la perte de son œil droit. En raison de son état physique nécessitant à ses côtés une personne pour sa garde, ce sont ses sœurs Ferrudja, non mariée, et Kheludja (veuve).

Ourida, 70 ans, et sa sœur de  56 ans, malade, ainsi que leur sœur veuve, vivent sous le même toit. Elles sollicitent la réversion de la pension de leur mère au profit de leur sœur handicapée. «A chaque fois que nous présentons le dossier demandé, nous recevions, longtemps après, des convocations expliquant qu’il manquait tel ou tel autre document, en nous précisant que notre sœur n’ouvre pas droit à cette pension du moment qu’elle bénéficie d’une autre pension», disent-elles.

Une chose est sûre, ajoutent-elles, «depuis février 2009, notre sœur n’a pas perçu le moindre sou, au motif qu’elle aurait indûment reçu un «trop perçu» et qu’elle devrait le reverser à la caisse de l’Etat…». Une urgence pour les services concernés ou les comités de village d’agir au plus vite afin de régulariser la situation de ces ayants-droits d’un chahid et d’une moudjahida décédée.

Categorie(s): tiziouzou

Auteur(s): Salah Yermèche

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