Agriculture à El Tarf: Les engagements de Bouteflika n’ont pas été tenus

Elwatan; le Lundi 24 Decembre 2012
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La tension monte. Ce lundi , ils étaient à la chambre de l’agriculture pour protester et demander l’effacement de leurs dettes.

En 1998, ils étaient plus jeunes et comme ils étaient également Fellahs encartés, ils ont bénéficié d’une opération de l’ANSEJ pour l’acquisition de matériel agricole dont des tracteurs. Comme chacun sait, ce genre de montage fait participer la BADR pour 30% du financement.

En 2009, lors de sa campagne électorale, le candidat Bouteflika avait promis l’effacement des dettes des agriculteurs et après le scrutin de mai, ces fellahs se sont rapprochés de la banque pour s’assurer du bien fondé de la promesse du Président et on les tranquillisés. Une liste a même été établie à l’intention du ministère des finances qui l’a réclamée et on a pris soin de la faire publier dans un quotidien national pour prouver la bonne foi des pouvoirs publics.

Il y a bien eu effacement de dettes mais uniquement pour les agriculteurs qui ont bénéficié des programmes du ministère de l’Agriculture dans le cadre du PNDA et FNRDA. Les autres, même s’ils travaillent la terre tout à fait de la même manière n’y ont pas eu droit et ils l’ont appris à leurs dépens devant un juge. Un magistrat qui a demandé à voir la décision écrite du Président qui les exonère de leurs remboursements à la banque. Les huissiers sont entrés en action depuis quelques jours et des saisies ont été opérées dans certains cas.

Les agriculteurs dénoncent tout aussi vigoureusement le projet hydro-agricole de la plaine d’El Tarf. Une bagatelle de près de plus de 800 millions DA qui pour l’instant à causé plus de dégâts qu’il devait en éviter. Prévu pour protéger les plaines agricoles contre les inondations, il les a au contraire favorisées à entendre les agriculteurs qui disent savoir de quoi ils parlent contrairement à l’ex ministre des ressources hydrauliques M. Sellal, aujourd’hui premier ministre, qui, au contraire, a trouvé excuses aux responsables de cette situation lors des inondations de février et mars 2012.

Les terres de ces fellahs sont soient complètement inondées ou en partie sous les eaux ce qui les rend impropres à toute spéculation ont-ils encore ajoutés. Ce qui n’est pas pour arranger la situation dans laquelle ils se trouvent même dans le cas de l’effacement de leur dette comme promis pas le candidat Bouteflika.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Slim Sadki

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