Aïn Kermès : la population souffre du manque d’eau

Elwatan; le Jeudi 27 Decembre 2012
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A Aïn Kermès, le problème d’eau reste toujours problématique et pour cause, d’aucuns dans ce paisible village pastoral ne voudraient oublier cette scène vécue en 1976 quand Khalti Aïcha et Aïssa Azouz avaient bloqué le cortège ministériel en brandissant des futs et des jerricans vides comme pour dénoncer l’absence d’eau. C’était pourtant l’époque ou feu Houari Boumediene ne tolérait point ce genre de mépris vis-à-vis des populations. Trente-six années après, le problème reste entier. Certains habitants du village s’alimentent à partir de Medrissa, deux forages et deux sources (Sidi Slimane et Ras El Aïn),  totalisant 13 litres par seconde, où l’eau n’arrive qu’une fois tous les six jours. Pour les plus chanceux, un jour sur trois. La cause, selon les villageois, est due à la défectuosité du réseau de distribution.

Des citoyens nous ont contacté pour nous faire part de leur calvaire. Ceux notamment des cités dites «El Hech» ou «Essabah»,  les 90 logements, «Dallas», «Chteibo» et «Sidi Cheikh», la situation est des plus pires puisque le précieux liquide ne coule qu’une fois tous les six jours. Ces derniers temps, certaines gens de Kermès en sont venus aux mains et aux gourdins à cause du pompage. Presque chaque famille est dotée d’un moteur et se ravitaille grâce à la citerne. Pour le chef de daïra, la situation est présentée autrement. Selon ce responsable, «le problème est dû à la panne des deux pompes» puisque,  renchérit-il, «les citoyens ont de l’eau tous les deux jours».

Des propos qui contredisent carrément ceux des citoyens qui vivent à leur corps défendant ce problème. Les services de l’Algérienne des eaux ont remplacé, lundi dernier, une des pompes mais la situation est loin de satisfaire une demande de plus en plus croissante. Ramener l’eau depuis Medrissa et réaliser deux forages ont été insuffisants. Le chef de daïra préconise, à long terme, une adduction à partir de «Chott Echergui», à 30 kilomètres des lieux. Des études sous la houlette de la direction de l’Hydraulique ont été effectuées mais le projet salvateur n’a pas connu une inscription.

«On va le réintroduire en 2013», dira monsieur le directeur de l’Hydraulique. Cela intervient où 23 des 42 communes de la wilaya bénéficient de l’eau tous les jours alors qu’en 2008, elles n’étaient que trois communes à en bénéficier. Le réseau de distribution de l’eau a connu une extension de 268 kilomètres ces quatre dernières années mais celui d’Aïn Kermès a besoin d’une bonne prise en charge.                  

Categorie(s): tiaret

Auteur(s): Fawzi Amellal

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