Aires de stationnement anarchiques à Souk Ahras : Les «parkingueurs» sèment la terreur

Elwatan; le Samedi 3 Octobre 2015
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La prise en otage de la voie publique par des jeunes marginaux et l’incapacité des services de l’APC et ceux de la police à imposer leur autorité, augurent une institutionnalisation du «fait accompli». Les quelques sorties médiatiques et les opérations sporadiques de  lutte contre les parkings informels signalées çà et là n’ont été qu’un coup d’épée dans l’eau. A la rue CherietLazhar, une bande de malfaiteurs autoproclamée «locataire» de la chaussée impose quotidiennement une dîme aux dizaines d’automobilistes qui y débarquent.

Elle ne se prive pas d’exiger une somme supplémentaire en sus des 100 DA de racket à la dernière manœuvre de stationnement. «J’ai été victime d’une agression physique de la part de même groupe pour avoir rouspété le tarif d’une heure de stationnement comme s’il s’agissait réellement d’une profession reconnue», nous a confié Hocine. L un visiteur venu d’une wilaya limitrophe.

Des sabres et des gourdins sont utilisés par des groupes qui s’adonnent carrément au racket des propriétaires de véhicules et où les menaces et les propos injurieux sont proférés sans réticence à leur adresse. Les moments de gardiennage sont mis à profit pour vendre publiquement les psychotropes. Non loin du siège du Trésor public et celui du Centre de proximité des impôts, deux  autres bandes sévissent en toute impunité. «C’est d’abord un préjudice que nous portons tous par notre mutisme complice à l’image de marque de nos administrations publiques. Nous entamons, parfois, la journée  avec des rixes violentes entre automobilistes et ces jeunes repris de justice.

Ces derniers vont jusqu’à s’attaquer à nos propres véhicules», témoigne un fonctionnaire. A la rue Rouainia Mohamed, située à 10 mètres du 1erarrondissement de la sûreté urbaine, des armes blanches sont à peine dissimulées sous les T-shirts de trois sinistres individus qui s’adonnent à cette activité. Dans ces trois rues, les chefs de groupes détiennent de vrais faux documents attestant la création d’un parking par arrêté communal. Aucune enquête n’a été ouverte au sujet des autorisations d’utilisation de la chaussée à des fins lucratives.
Et pourtant, il s’agit soit d’un faux et usage de faux soit d’une usurpation d’identité de la part d’un employé communal.

Categorie(s): actu est

Auteur(s): Abderrahmane Djafri

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