Alimentation en eau potable : La pénurie, un phénomène cyclique

Elwatan; le Dimanche 23 Decembre 2012
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Le subterfuge de la grande consommation d’eau par les unités industrielles au détriment de la consommation domestique, auquel avaient (et ont) recours les responsables pour justifier les failles de distribution de cette denrée vitale, ne tient plus la route. Les différents quartiers de la coquette pâtissent souvent du manque d’eau.

Tel est le cas ces derniers jours où l’eau ne coule plus de source en différents endroits de la ville. Les citoyens s’interrogent, à juste titre,  sur le pourquoi de cette situation qui a lieu au moment où les actions budgétivores engagées dans la construction de nouvelles infrastructures et la réhabilitation du réseau ne sont venues à bout de la crise hydrique. Seata s’en lave les mains en brandissant «l’état de dégradation très avancé de la conduite principale qui relie le barrage Chaffia dans la wilaya d’El Tarf à l’unité de traitement de Chaïba sur laquelle cette entreprise interpelle le département des ressources en eaux». A Seata, l’on  soutient à cet effet que  «la conduite longue de 45 km remonte à l’année 1969 et que son état désastreux n’autorise plus d’autres interventions».

Les responsables de la même entreprise soutiennent également que «seule la modernisation de cette conduite s’avère une solution de fond à ce problème», tout en tenant à rappeler que : «les discussions qui ont eu lieu entre l’entreprise et l’agence nationale des barrages autour du renouvellement de cette conduite n’ont pas abouti». Seata a eu recours à une conduite de réserve pour alimenter la wilaya d’Annaba à raison de 1000 l/h. Mais cela reste un palliatif, la conduite endommagée doit alimenter le complexe d’El Hadjar en plus de l’approvisionnement des habitants et la dotation de l’agriculture d’une quantité destinée à l’irrigation.                                     
 

Categorie(s): annaba

Auteur(s): A. S.

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