Ancien détenu politique de Aïn M’guel : «Rendez-moi mes droits !»

Elwatan; le Mardi 14 Octobre 2014
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A 50 ans, il n’a ni famille, ni poste de travail, ni couverture sociale. Pis encore, ce jeune, libéré le 10 mai 2000, est livré à lui-même sans aucune indemnisation matérielle et réparation pour le préjudice moral comme il lui a été promis ainsi qu’à des milliers de ses semblables. Rabah avoue son étonnement de trouver son casier judiciaire truffé de forfaits qu’il dit n’avoir jamais commis.

«Je n’ai rien à me reprocher, mis à part le fait que j’étais un sympathisant et adhérent du FIS», affirme-t-il, précisant au passage qu’il n’oubliera jamais les sévices endurés en prison. Aujourd’hui, cet homme, qui ressemble à n’importe quel Algérien de son âge en s’étant débarrassé même de l’accoutrement du «fisiste» qu’il était et sa barbe, ne comprend pas qu’il soit livré à lui-même à l’ombre d’une loi sur la réconciliation nationale dont se gargarise le pouvoir.

«Figurez-vous, je subis à ce jour des pressions et des brimades au niveau de la police et même de l’administration. Où est donc cette réconciliation Monsieur le ministre de la Justice ?», tonne Rabah Mahrouche. S’estimant lésé dans ses droits, cet ancien pensionnaire des prisons d’exception du Sud demande la levée de tous les chefs d’inculpation qu’on a lui a collés, d’après lui, et réclame son indemnisation pour les 9 années passées au cachot au Sahara. Voilà bien un sujet sur lequel le président de la CCNPDH, Farouk Ksentini, devrait se pencher, lui qui promeut même l’amnistie générale.

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