Baraki : La saignée des cadres

Elwatan; le Jeudi 8 Octobre 2015
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D’après certains témoins concernés, la détérioration du cadre de travail   est la cause première de cette «démission». Selon des témoignages, la secrétaire générale de cette instance administrative est la cause principale de cette situation. Elle  use de mesures dites draconiennes pour mettre les bâtons dans les roues à toute tentative de sauver, ne serait-ce que le peu  qui reste à sauver de cette localité qui abrite plus de 150 000 âmes. Nous avons tenté de joindre par téléphone la SG pour répondre à certaines questions, en vain.

Malgré les richesses et sa place stratégique qui fait d’elle un carrefour incontournable entre la capitale et sa banlieue sud, sans citer les infrastructures économiques qui, normalement, feront d’elle l’une des communes les plus riches d’Alger, les mécanismes du développement ne sont pas exploités dans cette commune. «La ville des mille et un trous» est désormais le surnom désignant cette ville. En effet, le premier constat qu’on fait d’ailleurs à Baraki est bel et bien l’état de ses  routes devenues des sentiers. Elles sont impraticables.

Une détérioration grave qui  touche presque 90% du réseau. Ni la secrétaire générale ni un élu parmi les 32 qui constituent l’Assemblée ne se soucient de ce problème majeur de l’avis de tous : «Quand vient l’été, c’est le vent des poussières, quand l’hiver arrive, c’est la  boue», réplique ironiquement un citoyen. Que font les responsables ? «Ils chassent les honnêtes travailleurs  existant à l’APC pour avoir le champ libre dans les magouilles», témoigne un quinquagénaire.

En s’approchant de l’un des cadres sortants, il se confie avec amertume et décrit le cadre de travail délétère depuis l’arrivée de la SG  en question. «Ce n’est pas à moi de juger cette responsable, il suffit de consulter son CV et sa carrière pour comprendre ce qu’elle est exactement.» D’après certaines personnes, elle était à l’APC de Kouba, puis a atterri ici à Baraki. Depuis, c’est le cauchemar. Elle crie contre tout le monde, elle sanctionne avec des mises à pied à tout bout de champ.

Quant aux 32 élus, on ne les reconnaît que par leur costume. Ils n’apparaissent que pour régler le problème d’un ami ou d’une personne recommandée, puis ils s’éclipsent. Pourtant, ils sont au nombre de 32. Ils habitent Baraki, mais évitent autant qu’ils peuvent les citoyens, de peur qu’ils soient interpellés dans la rue pour leur exposer un quelconque problème. Baraki, ses 43 cadres bientôt partis à la retraite, et ses 150 000 habitants vivent dans l’expectative.

Categorie(s): alger

Auteur(s): R. A. I.

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