Bir Ghabalou (Bouira) : Une commune qui veut sortir du néant

Elwatan; le Jeudi 13 Mai 2010
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Plusieurs entreprises pourvoyeuses d’impôts ont été approchées pour s’installer
dans cette localité.
Comptant parmi les plus anciennes communes de la wilaya de Bouira, la commune de Bir Ghbalou, sise sur la limite territoriale de la wilaya avec celle de Médéa, à l’ouest, semble bien résister aux aléas du temps. Avec une population majoritairement rurale, estimée selon le recensement effectué en 2008, à plus de 11 000 habitants, cette municipalité créée pour la première fois en 1874, garde encore son aspect d’antan.
Les populations locales ne veulent résolument pas abandonner les traditions sociales d’entraide et de soutien mutuels ayant, depuis fort longtemps, caractérisé les paysans de cette contrée. En y faisant notre tournée, nous étions frappés par cet élan solidaire qui voit les différents faubourgs se développer dans l’harmonie. D’autre part, et fait rare par ailleurs, nous avons relevé la confiance qui règne bien entre les responsables locaux et leurs administrés.

«Tout se décide après consultation, les élus municipaux nous ont toujours associés aux projets, ce qui nous permet d’éviter des tas de problèmes d’incompréhension», diront des citoyens de cette localité. Un fait que le maire de Bir Ghbalou, M. Ramdane Debbab, confirmera par la suite. Selon lui, «nous sommes conscients des difficultés que nous affrontons au quotidien dans notre commune. C’est pour cela que nous avons, depuis notre installation, opté pour la gestion participative qui nous épargne bien des énergies à consacrer au développement de notre commune». En effet, il nous a été donné de constater que l’APC de Bir Ghbalou est presque l’unique assemblée au niveau de la wilaya de Bouira, où il n’y a jusque-là aucun problème entre élus. Pourtant, sa composante n’est pas du tout pour faciliter la tâche. Aucun parti parmi les six présents à l’APC n’a la majorité absolue. D’autre part, la commune, qui souffre des mêmes insuffisances qu’on trouve pratiquement partout ailleurs, mais elles sont traitées au cas par cas, nous affirme-t-on à l’APC. C’est le cas de l’alimentation en eau potable, l’assainissement, les routes…etc.

Pour parer à l’insuffisance remarquable en matière de subvention directe de l’Etat, la municipalité prend bien des initiatives. «Notre objectif à nous, en tant qu’APC, est de permettre des rentes permanentes à notre municipalité, et cela ne peut se faire qu’en diversifiant les différents circuits d’activité à même d’alimenter la caisse municipale», nous dira M. Salmi Rachid, secrétaire général de cette commune. Ainsi nous apprenons que plusieurs entreprises pourvoyeuses d’impôts ont été approchées pour s’installer dans cette commune. Il s’agit entre autres, de l’ANBT (Agence nationale des barrages et des transferts), l’entreprise Hydro-Technique ainsi que d’autres installations importantes à l’instar des deux stations de production et de transfert de l’électricité de Sonelgaz. D’autre part, des initiatives allant dans le sens de la création de nouveaux espaces destinés au commerce et aux différentes activités économiques ont été prises. C’est le cas de la création d’un marché hebdomadaire de véhicules, un marché de bestiaux, un marché couvert à l’image de celui d’El Eulma (Sétif) et une mini-zone d’activités qui abrite déjà une station d’enrobage. Toutes ces activités créées ne sont pas vaines.

La commune fait déjà des recettes conséquentes avoisinant les 60% des budgets alloués dans le cadre des PCD. «Ces recettes prélevées sur le registre des impôts et autres taxes, constituent une bouffée d’oxygène pour notre commune. C’est de l’argent qui sert bien à répondre aux besoins les plus pressants de nos concitoyens», nous dira le maire. Ainsi et rien que pour l’année dernière, la commune a fait une recette de plus d’un milliard de centimes, alors que dans les PCD elle n’a reçu pour l’année en cours que quelques miettes de plus que 2 milliards. Laquelle somme ayant été destinée pour la réalisation de 5 opérations seulement. Il s’agit de la réalisation de deux forages, d’une bibliothèque et des études pour les réseaux d’assainissement de la ferme Tebbi et Ouled El Fassi, ainsi qu’un réseau d’eau potable destiné à alimenter les bourgades de Draâ Aïcha et Dermouche.

Dans le cadre des PSD (projets sectoriels) la commune a bénéficié de trois projets, à savoir une piscine semi olympique, une maison de jeunes et 200 logements sociaux. Les recettes municipales de leur côté, ont permis la réalisation de plusieurs projets de proximité qui s’ajoutent aux structures réalisées dans les cadre des PPDRI (Projet de proximité pour le développement rural intégré).

Categorie(s): actu kabylie

Auteur(s): Lyazid Khaber

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