Boumerdès : L’APW approuve 4 plans directeurs de l’urbanisme

Elwatan; le Mardi 11 Mai 2010
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Les élus ont relevé le retard et les contraintes auxquelles font face les communes de Zemmouri, Larbaâtache, Naciria, Ouled Aïssa et Souk El Had en matière de développement.
L’APW de Boumerdès a tenu sa première session ordinaire de l’année en cours durant la semaine écoulée. Celle-ci a été consacrée pour la présentation du bilan des activités de la wilaya de l’année 2009 et l’examen des plans directeurs d’aménagement urbain des communes de Zemmouri, Larbaâtache, Naciria, Ouled Aïssa et Souk El Had. Les élus ont approuvé tous les plans en prenant compte des recommandations émises par l’assemblée. Comme ils ont relevé le retard et les contraintes auxquelles font face ces communes en matière de développement. Pour Zemmouri, on note que les effets du séisme de 2003 sont toujours perceptibles. Entre autres problèmes qui nuisent à l’image de cette localité balnéaire, l’on a cité la prolifération des constructions illicites et des baraques de commerces qui sont érigées anarchiquement aux abords des ruelles de la ville. La plupart des chalets érigés au lendemain du séisme occupent d’importantes surfaces qui peuvent servir pour l’implantation de nouveaux équipements, mais elles ne sont pas prises en considération dans le cadre du nouveau PDAU.

A cela s’ajoute le phénomène du squat des terrains relevant du domaine public et la prolifération d’habitations construites sans aucune autorisation. Aujourd’hui, certaines forêts de la rive nord de la localité sont appelées à disparaître en raison de la multiplication des dépassements contre la flore. Les projets d’extension touristique, annoncés depuis des années, ne sont pas encore lancés. La route reliant la RN5 via les hauteurs de la commune de Thenia à l’intersection de Zemmouri El Bahri (RN24), demeure toujours fermée.

Aujourd’hui, cette commune est fuie par les touristes et reste moins attractive. Pour ce qui est de Larbaâtache, les difficultés seraient, selon M. Benamane, le résultat direct des découpages administratifs «mal pensés». «Moi je trouve anormal qu’une localité soit rattachée à trois wilayas, à savoir Alger, Blida puis à Boumerdès, en l’espace de moins de 30 ans», a-t-il déploré. «Notre commune est la plus pauvre de toute la wilaya. Elle ne doit sa «survie» que grâce aux subventions de l’Etat», dira le P/APC en réclamant la réalisation d’une zone d’activités pour juguler le chômage. Selon lui, ce projet qui sera réalisé sur une parcelle de 30 ha, au niveau du lieudit El Koudiat, pourra profiter à trois communes de la région et servir d’un grand apport pour le développement de la commune.

De leur côté, certains élus ayant exprimé leur opposition à cette proposition ont mis l’accent sur la nécessité de préserver la vocation agricole de cette localité. Dans la commune de Ouled Aïssa, la commission a eu à constater le manque criant d’espaces verts et l’exiguïté des ruelles du chef-lieu. Comme on a relevé l’insuffisance de la couverture sanitaire, soulignant que «le seul établissement dont dispose la commune (polyclinique) était fermé lors de notre passage». Les responsables locaux se sont plaints surtout de la crise de logement et du blocage du projet des 50 LSL depuis plusieurs années, en raison du manque d’assiettes de terrain. Pour pallier à ce problème, la commission recommande l’aplanissement des terres situées dans la périphérie immédiate du chef-lieu, pour l’implantation de projets d’utilité publique.

Categorie(s): actu kabylie

Auteur(s): Ramdane Koubabi

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