Brèves

Elwatan; le Mardi 29 Mars 2011
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- Tunisie


Le président tunisien par intérim, Foued Mebazaa, a démis, hier, de ses fonctions le ministre de l’Intérieur, Farhat Rajhi, a   indiqué, hier, l’AFP citant l’agence officielle TAP. «Sur proposition de  Béji Caïd Essebsi, Premier ministre, le président de la République par intérim, Foued Mebazaa, a décidé d’opérer un remaniement partiel du gouvernement, en vertu duquel il a nommé Habib Essid ministre de l’Intérieur», est-il annoncé. Aucune précision n’a été fournie sur les raisons de ce limogeage. Son successeur, Habib Essid, a été chef de cabinet du ministre tunisien de l’agriculture de 1993 à 199 puis du ministre de l’Intérieur de 1997 à 2001. En 2004, il a été le directeur exécutif du Conseil international de l’huile   d’olive, basé à Madrid.
Ferhat Rajhi a été nommé ministre de l’Intérieur le 27 janvier, deux semaines après la chute du président Zine El Abidine Ben Ali. Dès sa prise de fonctions, il a limogé des dizaines de directeurs au sein du ministère et pris le 6 février la décision  de suspendre le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de Ben Ali. Le tribunal de première instance de Tunis a décidé le 9 mars suivant de dissoudre le RCD et de liquider ses biens et ses fonds. Deux jours plus tôt, Rajhi a annoncé la suppression de la direction de la sûreté de l’Etat et toute forme d’organisation s’apparentant à la police politique.
Par ailleurs, la cour d’appel de Tunis a rejeté, hier, un recours en appel contre la dissolution du RCD. Saisi d’un recours en annulation d’un premier jugement par les avocats du RCD, le rejet de cet appel a été annoncé par l’avocat représentant le ministre de l’Intérieur, Me Fawzi Ben Mrad. «Le tribunal de première instance de Tunis a décidé de dissoudre le   Rassemblement constitutionnel démocratique et de liquider ses biens et ses   fonds», précisait le jugement.

 


- Maroc


 Des Marocains de France regroupés au sein du Comité  de soutien et de suivi du Mouvement du 20 février ont appelé à un rassemblement demain prochain en fin d’après-midi à Paris devant le ministère français des  Affaires étrangères pour protester contre l’ingérence de la France au Maroc, rapporte l’APS. Le Comité qui regroupe des partis politiques, des associations de la société civile et des militants des droits de l’homme entend dénoncer les récents propos d’officiels français sur la situation du Maroc après les manifestations de ces deux derniers mois initiées par le mouvement Jeunes du 20 février pour réclamer des changements démocratiques. Dans un communiqué transmis à l’APS, le comité dénonce ce «paternalisme inacceptable» qui constitue «une offense au peuple marocain» en affirmant qu’«il n’y a pas d’exception marocaine, nous voulons un Etat de droit, même si cela touche aux intérêts économiques et stratégiques de la France».
Après avoir considéré que «la France réitère les mêmes erreurs historiques et politiquement impardonnables pour un peuple qui souffre de l’absolutisme», le comité souligne que «la diplomatie française ne doit pas participer à la propagande de l’Etat makhzénien répressif pour faire taire le peuple marocain».
Ce rassemblement intervient, indique le comité, surtout après la rencontre  de l’adjoint de l’ambassadeur de France à Rabat tenue dernièrement avec un groupe de jeunes Marocains pour les mettre ouvertement en garde contre «la manipulation des islamistes et l’extrême gauche» afin de les dissuader de continuer à manifester dans le cadre du mouvement du 20 février.

 


- Jordanie


Vingt-cinq personnes arrêtées en marge des violences ayant éclaté vendredi dernier à Amman ont été libérées hier, après avoir comparu devant un procureur jordanien, rapporte l’AFP citant une source judiciaire. «Le procureur Hassan Al Abdallah a ordonné la libération des 25 détenus,   estimant que les circonstances de l’affaire ne permettent pas la détention», a précisé la source. Les 25 détenus ont comparu devant le procureur qui devait décider de la   poursuite ou non de leur détention, en attendant le jugement.
Le ministre de l’Intérieur, Saad Hayel Srour, a annoncé à la presse samedi que 21 personnes ont «été arrêtées et déférées devant les tribunaux».
Quatre autres personnes ont été interpellées depuis, selon la source judiciaire.
Des attaques vendredi contre le camp de «jeunes du 24 mars» par des partisans du régime, puis l’intervention de la police antiémeute, ont provoqué la mort d’un homme et ont fait plus 160 blessés à Amman.

Categorie(s): l'événement

Auteur(s): Rédaction internationale

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