Cadre de vie à Ouled Yaïch : La cité du 1er Mai aux oubliettes

Elwatan; le Mardi 29 Mars 2011
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Leur calvaire dure depuis plus de sept ans. Plusieurs doléances déposées au niveau des différentes instances concernées sont restées jusqu’à nos jours sans aucune suite palpable. Tous les moyens ont été utilisés pour les sensibiliser sur leur situation, les inciter à achever le projet d’amélioration urbaine laissé à moitié. «Nous avons reçu plusieurs délégations officielles dirigées par les premiers responsables où les anciens walis donnaient des instructions pour la relance et l’achèvement des travaux à l’arrêt avec schémas à l’appui. Ils recevaient des explications de la part des chefs de projets et des directeurs concernés, en présence des présidents d’APC de deux mandats successifs, mais à peine partis, tout revient à la situation d’avant», déclare un résidant en furie.

«Les documents présentés sont enterrés, archivés et croupissent sous la poussière. La cité du 1er Mai, dite des 1000 Logements, ne mérite pas une telle situation en étant délaissée, alors qu’elle demeure la porte d’entrée de la commune et même de la ville des Roses», ajoute-t-il. Pis encore, l’environnement y est pollué et l’insalubrité est maîtresse des lieux. Les crevasses et les nids-de-poule ornent les différents axes.

Il n’y a aucun pan qui ne soit pas détérioré et fissuré, rendant ainsi la circulation impraticable. La poussière, la saleté, la pollution, le manque d’entretien, l’absence totale d’espaces verts sont le lot des habitants de la cité. Les automobilistes de la cité disent qu’ils ne sont pas à leur premier changement pour la suspension, les pneus et les rotules de leurs véhicules. La cité, vitrine et «Bab du grand Blida» par sa situation stratégique et sa proximité du complexe sportif, est devenue aussi une décharge pour les gravats de toutes sortes sur le seul terrain parallèle à l’oued Beni Azza jusqu’à l’ensevelir au vu et au su des responsables de l’APC, de l’environnement et de l’hydraulique. Des citoyens ont dénoncé ces agissements qui portent atteinte à l’environnement de la cité.

Ils ont même remis les matricules des gros camions accusés de déversement de gravats et déchets aux directions concernées. Toutes ces doléances sont restées lettre morte. Contacté, le nouveau chef de daïra, Maâmar Smaïl, a déclaré que l’achèvement du programme d’aménagement de la cité et le déblocage des travaux figure parmi les priorités, en annonçant qu’un crédit conséquent a été alloué et qu’il veillera personnellement à l’aboutissement de ce projet qui a fait trop de bruit.                   

 

Categorie(s): blida

Auteur(s): Brahim B.

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