Ce soir il faut se sublimer !

Elwatan; le Mardi 19 Novembre 2013
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L’équipe nationale est à un match de la Coupe du monde de la FIFA Brésil 2014. Si ce soir elle négocie bien ce virage contre le Burkina Faso, elle rejoindra le contingent des sélections déjà qualifiées au grand tournoi qu’abritera en juin prochain la «Mecque» du football. Pour ce faire, il va falloir battre les Etalons. Plus facile à dire qu’à faire dans la mesure où, en face, il y aura le vice-finaliste de la dernière édition de la CAN-2013. Pour passer l’écueil burkinabé, les camarades du capitaine Madjid Boughuerra doivent se sublimer, dans quelques heures, dans ce qui va être le match de la génération Feghouli.

Etre présent au Brésil était l’objectif assigné par la fédération au coach Vahid, à son recrutement, en juin 2011. Pérenniser la présence des Verts en Coupe du monde était la volonté affichée par le président de la FAF au sortir du Mondial 2010 en Afrique du Sud. Rater la marche suivante aurait fait désordre. Si l’Algérie décroche son billet pour le voyage brésilien, elle rejoindra la catégorie des cadors africains menés par la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria et le Cameroun. Sauf grosse surprise à Blida et au Caire, c’est le même quinté (formé des pays cités et de l’Algérie) qui aura l’honneur de représenter le continent africain à la grand-messe du ballon rond mondial. La sortie à Blida est un tournant important pour le football algérien qui doit, obligatoirement, capitaliser l’acquis à travers la multiplication d’actions de développement de la création, qui passe par l’amélioration des outils de travail (infrastructures, encadrement, moyens) à même de donner une autre dimension au sport-roi en Algérie.

Il est utile de rappeler que la réussite actuelle de l’équipe nationale sur le plan international masque un peu la réalité (amère) d’un football qui ne produit plus de talents comme jadis, pour des raisons endogènes et exogènes. En un mot, l’équipe nationale est l’arbre qui cache la forêt. Les moments difficiles que traversent nos voisins (Maroc, Tunisie et peut-être à un degré moindre Egypte) donnent à réfléchir. L’Algérie est-elle à l’abri du séisme footballistique qui a touché ces pays dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 ? Rien n’est moins sûr. Il suffirait d’une contre-performance pour que tout soit remis en cause. C’est justement sur cet aspect que le président, Mohamed Raouraoua, a axé tous ses efforts pour placer la sélection dans les meilleures conditions de succès, avec comme finalité pérenniser ses performances et sa présence ininterrompue aux grands événements du ballon rond (CAN et Coupe du monde).

C’est un exercice pas aisé du tout. L’environnement du football est ce qu’il est en Algérie, une défaite ou une élimination n’est jamais acceptée et, de facto, pousse les responsables vers la sortie. C’est le lot de tous ceux qui sont contraints, obligés même, de travailler dans l’urgence. C’est la raison pour laquelle, ce soir, les Verts doivent coûte que coûte arracher la qualification pour que l’édifice bâti patiemment depuis des années ne s’écroule ou soit balayé sous la pression de ceux qui avancent masqués et attendent que sonne l’heure des règlements de compte. C’est cette lourde responsabilité qui pèse sur les frêles épaules de nos talentueux joueurs, des stars en devenir. A Blida, ils n’ont jamais déçu.

Categorie(s): edito

Auteur(s): Yazid Ouahib

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