Ces artisans qui boostent notre patrimoine

Elwatan; le Vendredi 15 Novembre 2013
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Miel, savon noir, tapis ou huiles essentielles, vous n’avez plus que deux jours pour profiter du 18e Salon international de l’artisanat traditionnel, à la Safex (Pins Maritimes, Alger). El Watan Week-end a rencontré les artisans de votre bien-être.
Alger : Karima Laloussi. Artisane du textile patchwork.

Je fais ce métier depuis six ans, je l’ai appris chez Mme Bou Aouina à Hydra. Le jour, je suis une employée dans une entreprise, et le soir je rentre tranquillement chez moi pour coudre et assembler des morceaux de tissus colorés. Je fais beaucoup de recherches pour créer de nouvelles choses, mais aussi par rapport au choix du tissu qui est souvent ramené de l’étranger, parce qu’il est spécial au patchwork. Pour la réalisation, je m’inspire de plusieurs thèmes : l’enfance, la vie quotidienne, la gaieté et l’amour.  
Contact : 0550.086.760

 

Djelfa : Ahmed Bouzidi. Tailleur de burnous.

Nous faisons ce métier de père en fils depuis des générations. Aujourd’hui, mes enfants exercent également mon métier, même s’ils savent que ça ne durera pas, à cause des problèmes que connaît le domaine de l’artisanat. Si l’Etat ne prend pas en charge la commercialisation de ce produit, ce métier disparaîtra dans peu de temps. Cet habit, au-delà de son caractère traditionnel, tient d’abord chaud. Ensuite, il est le symbole prédominant de la culture du douar.   
Contact : 0776.394.557

 

Tissemsilt : Amina Chibani. Artisane spécialisée en broderie.

Je pratique ce métier depuis une dizaine d’années, mais je n’avais pas encore de carte d’artisan, je l’ai reçue il y a tout juste un an. Je suis très heureuse aujourd’hui d’avoir ce document qui contribuera à ma retraite. Ce salon est une aubaine pour les rencontres avec les professionnels ; je regrette juste le prix du stand qui est fixé à 15 000 DA.
Contact : 0777.539.569

 

Alger : Chihab Miloudi

L’atelier spécialisé en céramique et poterie est dirigé par Chihab Miloudi. Il existe depuis des années. Pour ma part, j’ai eu l’opportunité d’aller en Espagne pour des formations. Je crois que la situation des artisans a évolué. Nous payons une assurance annuelle, nous contribuons et nous espérons profiter de notre retraite grâce à ce travail. Ce salon est l’occasion de voir naître de nouvelles vocations, beaucoup de personnes nous demandent d’organiser des ateliers, la céramique est un métier d’avenir.   
Contact : 0555.153.955

 

Chlef : Fatima Hamroun. Artisane et directrice de l’association El Intissar.

Cette association représente des artisans qui fabriquent des produits du terroir qu’utilisaient nos grands-parents, une manière de garder vivante cette mémoire algérienne. Ces produits sont également bios, puisqu’ils sont naturels, comme les couffins ou les paniers à pain à base de «doum». J’ai fondé cette association pour informer les artisans qu’ils peuvent accéder à des diplômes et faire connaître leurs produits. Je me déplace dans plusieurs wilayas où je me suis donnée pour mission l’information et la promotion.
Contact : 0555.731.874

 

Tébessa : Nacer Bensalem. Maître artisan de fer forgé et recyclage.

Avec 30 ans d’expérience, j’ai pu tordre le fer dans tous les sens ! J’ai fait une formation en Espagne qui m’a donné l’opportunité de faire de la création, c’est-à-dire mélanger le fer forgé et d’autres matériaux. Depuis quelque temps, je récupère des pièces détachées chez des amis mécaniciens pour en faire des sculptures contemporaines et parfois fonctionnelles. La récupération donne une seconde vie et les gens s’intéressent à cet art.  
Contact : 0771.390.791

 

Ouargla : Dalila Doghmane. Artisane dans l’habit traditionnel.

A la base, je suis couturière, et je me suis consacrée depuis 2005 à la confection d’habits traditionnels, afin de leur donner de belles finitions. J’essaye de faire en sorte que mes produits répondent à la demande de ma clientèle qui, d’année en année, devient très exigeante. Pour être en cohérence avec la demande, il est important de connaître les nouvelles tendances, et ce salon le permet, c’est pour cette raison que j’y participe chaque année.    
Contact : 0778.561.871

 

Alger : Nabila Millouli. Artisane peinture sur soie.

Depuis près de 30 ans, je peins sur de la soie blanche. Je développe un style algérien revisité, en gardant un cachet authentique, ce qui contribue à la valorisation de notre culture. J’ai participé à plusieurs salons. J’ai réussi à exporter mon travail au Salon international Maison et objet de Paris, et je peux dire qu’on n’a rien à envier aux Marocains et aux Tunisiens, sur ce plan. Notre pays est très grand, et pour nous, créateurs, c’est une source d’inspiration.
Contact : 0551.990.970

 

Alger : Salima Bouzid. Spécialisée en distillation de plantes médicinales.

Ce métier est une tradition familiale que j’ai repris il y a peu de temps. Je vais dans les forêts chercher des plantes et des fleurs utiles à la fabrication de nos produits. Pour la majorité, ils sont à base d’huiles essentielles, d’eucalyptus, de romarin. Le miel aux huiles essentielles a connu un véritable succès auprès des consommateurs. Je m’applique, au Salon de l’artisanat, à la préparation de traitements en phytothérapie et aromathérapie ainsi qu’à la commercialisation des produits de la ruche.
Contact : 0556.073.631

 

Alger : Toufik Madani. Céramiste.

J’exerce ce métier depuis le début des années 1980. Chaque année, je participe à plusieurs salons, notamment celui d’Alger qui permet d’avoir une visibilité dans son propre pays. J’ai également participé à des salons en France, en Allemagne, en Tunisie et aux Emirats arabes unis. Aujourd’hui, je travaille sur les futures céramiques de la Grande mosquée d’Alger.
Contact : 0557.390.531

 

Réda, le céramiste courtisé par le Louvre

«Cette année, j’ai été sélectionné par les musées de France pour réaliser un carreau spécifique qui a été vendu au musée du Louvre !» Réda Essaheli, premier prix national de la céramique d’art, a une particularité : la réplique historique. Une spécialité qui le conduit à mener des recherches pendant plusieurs années sur un thème, l’art islamique par exemple, avant de réaliser une pièce. «Cette année, j’ai voulu être un peu plus contemporain en réalisant de la céramique moderne, et aussi en travaillant avec des designers».
Contact : 0772.123.285

 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Faten Hayed

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