Cinéma : tournage d’un long métrage à Bouira

Elwatan; le Dimanche 17 Novembre 2013
1


Ce long métrage est une production de la boîte M.Image Prod. Le tournage se déroule au niveau d’Ath Vouali, Illiten et Ath yakhlef, des localités de la daïra de M’chedallah, wilaya de Bouira. «En premier lieu, c’est un hommage que je veux rendre aux femmes kabyles, et à travers elles aux femmes du monde», dira le scénariste Larbi Djaoumi. Akhelkhal N’Dah est un bijou que portent les femmes kabyles, une chevillière ou bracelet du pied. L’histoire du film est une thématique sociale se déroulant en Kabylie. Trois acteurs incarnent les personnages principaux. Il s’agit de Kahina Khaldoune, Rachid Chachoua et Thilelli Salhi. L’histoire du film d’Akhelkhal N’Dah commence avec une femme aimée et respectée pour sa bonté. Elle hérite d’un bijou précieux, Akhelkhal N’Dah, de la part de son mari.

A travers des générations, le bijou finira son voyage dans le temps entre les mains de la belle Faïza. Rachid, le futur époux de Faïza, fera face à des traditions basées sur de fausses croyances et des mythes enracinés. L’intrigue du film surgira lors de la nuit de noces de Rachid avec Faïza. Cette dernière le surprend en lui annonçant sa volonté de rompre le lien sacré, et en contrepartie elle lui cèdera le bijou Akhelkhal N’Dah, car elle a peur de la malédiction. Une malédiction qui émanera des fiançailles rompues de Rachid avec une autre femme, Samira, la meilleure amie de Faïza.

Un autre problème à surmonter, celui des origines tribales. Rachid n’est qu’un orphelin adopté par la tribu de son épouse. Les complots et ruses se multiplient contre lui, pourvu qu’il n’hérite pas du bijou, puisqu’il est étranger. Seule l’intelligence de Rachid, après une rude lutte contre tout le monde, arrivera à s’extirper du cercle vicieux qu’impose la rivalité entre la tradition et la modernité, sans être culpabilisé. Vers la fin du film, la sagesse et l’amour l’emporteront. Sur le plan technique, le scénariste dira que la structure du film «est aristotélicienne classique, c’est-à-dire du général au particulier : l’histoire, l’intrigue, le temps, le lieu, l’action puis les personnages. J’ai introduit aussi le procédé de la mise en abyme, qui veut dire une histoire dans une autre histoire. Le tout est géré par une équipe de professionnels de l’image».

Categorie(s): culture

Auteur(s): Omar Arbane

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..