Comité central du FLN : L’ovni politique de Saadani

Elwatan; le Lundi 5 Octobre 2015
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Baptisée «Front national pour le progrès dans la cohésion et la stabilité», cette proposition vise notamment à assurer un «soutien inconditionnel» au président Bouteflika et à son programme en cette période de crise financière. «Notre initiative est ouverte aux partis politiques, aux syndicats, aux patrons, aux associations et au monde des médias. Ce n’est pas une initiative du FLN», déclare Amar Saadani, qui a dévoilé ce «projet» à l’ouverture, hier à Alger, de la première réunion du comité central du FLN.

Mais le premier responsable du FLN donne l’impression de ne pas encore maîtriser l’objectif de son initiative, autour de laquelle il veut fédérer «tout le monde, y compris l’opposition». «Mais à condition de ne pas remettre en cause la légitimité du président Bouteflika et de soutenir son programme», précise-t-il. Et de s’adonner, lors d’une conférence de presse, à son sport préféré : la critique des partis de l’opposition qui, selon lui, «n’ont pas de programme et peinent à capter des militants». «L’opposition ne fait que dire non. Quelle est son alternative ? A-t-elle des solutions», interroge-t-il.

Amar Saadani s’attaque, dans la foulée, à la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, qui avait dénoncé «l’emprise de l’oligarchie sur les rouages de l’Etat». «Notre sœur Louisa veut appliquer le trotskysme, alors que le peuple algérien a refusé même le socialisme en 1988. Il faut arrêter de casser le privé algérien, car le pays a besoin de toutes ses énergies pour se développer», lance-t-il. Ce faisant, il appelle à «une entente de toutes les forces pour sortir le pays de la crise actuelle».

«Il n’y aura pas d’élection avant 2019»

Invité à exprimer son point de vue concernant le limogeage du général Toufik et l’arrestation des généraux à la retraite Hocine Benhadid et Hassan, Amar Saadani a refusé de répondre. «Les changements effectués et toutes les décisions prises sont conformes à la Constitution. Nous avons dépassé la transition et nous sommes entrés dans l’étape de la construction d’un Etat civil où la Constitution, le peuple et la justice doivent être respectés», déclare-t-il.

Le secrétaire général du FLN ne veut pas non plus commenter «l’arrestation des généraux». «Je ne commente pas les décision de justice. Car si je le fais, c’est que je remets en cause ces décisions», dit-il. A la question de savoir si le FLN soutiendrait une candidature du frère cadet du Président, Saïd Bouteflika, à la Présidence, il rétorque : «Il y a un Président légitime jusqu’en 2019. Après cette date, on pourra parler du pouvoir.»
 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Madjid Makedhi

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