Commune de Bouzeguène : manque d’infrastructures sportives

Elwatan; le Mercredi 26 Decembre 2012
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La jeunesse de Bouzeguène est livrée à elle-même faute d’infrastructures de sports et de loisirs. Cette situation contraint les jeunes à investir à longueur de journée les cafés et les trottoirs caillouteux du chef-lieu de la commune. Souvent, certaines ruelles sont subitement transformées en aire de jeux pour la pratique de football au milieu d’un pâté de maisons. Du coup, ces ruelles se retrouvent carrément bloquées à la circulation ; les conducteurs sont obligés de ralentir pour attendre que les jeunes leur cèdent le passage.

La contrée de Bouzeguène qui a pourtant donné au mouvement sportif national de grands noms du football à l’image d’Ali Fergani, originaire du village de Taourirt, de Nourredine Saadi et de Saïd Belkacem, du village Ihitoussène, et au moins deux jeunes joueurs qui font partie, aujourd’hui  de l’équipe nationale des moins de vingt ans (U 20) et de l’équipe olympique. C’est dire que la commune enregistre un énorme déficit en infrastructures footballistiques.

L’année dernière, les jeunes ont rédigé sur le mur de l’APC, faisant face à la poste, l’inscription suivante : «APC, fais-nous un stade !». Ce cri de détresse des jeunes exprime un malaise profond et un ras-le-bol qui en dit long sur le délaissement de cette immense frange de la population.

Le football, sport roi par excellence, n’est plus pratiqué comme c’est le cas dans des communes pourtant beaucoup plus petites et plus enclavées que ne l’est Bouzeguène. D’immenses talents sont pourtant produits par les villages de cette commune. Ils doivent, faute de club communal, aller dans d’autres communes à l’image des clubs d’Azazga, de Fréha ou de Cheurfa, pour faire valoir leurs aptitudes et leur talent. Il est vrai que des terrains dits matico ont été réalisés dans plusieurs  villages, mais ces derniers ne sont pas utilisés à bon escient.

Destinés à la pratique des sports collectifs comme le basketball et le handball, les jeunes les transforment en terrains de football. Est-il possible de pratiquer le football sur un terrain de moins de trente mètres ? De nombreuses blessures surviennent aux jeunes et parfois même des fractures en cas de chute sur le béton. Par ailleurs, la construction d’un centre sportif de proximité (CSP), sur les hauteurs de Bouzeguène, très loin des villages, voire inaccessible, est un énorme gâchis pour la commune.

La plupart des jeunes de Bouzeguène ignorent même son existence. D’aucuns s’interrogent sur l’intérêt d’une telle infrastructure qui ne profite réellement qu’à quelques jeunes de deux ou trois villages qui peuvent le rallier à pied. En réalité, le CSP ne possède ni eau, ni électricité, ni moyens pour y accéder. Situé en pleine montagne, un lieu paradisiaque au demeurant, le CSP est sous exploité, les jeunes ne s’y rendent que très rarement, à l’exception de la saison estivale, alors qu’il a coûté plus de trente milliards de centimes.
Le terrain de football qui y a été réalisé ne répond d’ailleurs pas aux normes requises pour son homologation. Les jeunes attendent beaucoup du nouvel exécutif communal pour prendre en charge leur principale préoccupation, celle    

Categorie(s): tiziouzou

Auteur(s): Kamel Kaci

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