Conditions de travail des journalistes : Les organisateurs débordés

Elwatan; le Mardi 29 Mars 2011
1


La fête a été entachée par des dépassements et des irrégularités, non pas par les supporters qui ont été exemplaires, alors que, il faut le dire, on s’attendait au pire de leur part après ce qu’on a constaté de visu lors de la vente des billets, mais par les organisateurs eux-mêmes qui étaient chargés de garantir les bonnes conditions de travail aux journalistes présents sur place. Au lieu de cela, les confrères ont eu droit à une organisation chaotique qui a renvoyé une bien piètre image de l’Algérie, notamment aux journalistes étrangers présents en force pour couvrir le derby maghrébin, qui ont souffert le martyre, comme du reste l’ensemble de leurs confrères algériens pour accomplir leur mission. Sur ce chapitre précis, les organisateurs ont gravement failli à leur mission.

D’emblée, les journalistes n’ont pas tardé à constater que les promesses des responsables du stade en ce qui concerne les conditions de travail étaient tout simplement un leurre et de la poudre aux yeux. Plus d’une centaine de journalistes de la presse écrite se sont retrouvés parqués dans une tribune où il y avait plus de supporters que de journalistes, sans branchement électrique et avec un Wifi défaillant. A la fin du match, les journalistes ont fait face à l’excès de zèle d’un officier de police qui leur a interdit l’accès à la salle de conférences, en proférant insultes et menaces, sans aucun respect pour les consœurs présentes sur les lieux et encore moins pour le reste des professionnels de la corporation.

Plus grave, ce cerbère de service ferma les yeux devant la présence de la progéniture de quelques pontes qu’il a autorisée à pénétrer dans la salle de conférences de presse et même dans les vestiaires pour prendre des photos avec les joueurs. Alors que des journalistes accrédités étaient chassés de cet espace qui normalement était le leur. Pis encore, il y a eu, délibérément, un traitement sélectif dans la distribution des cartes d’accès à la conférence de presse et à l’insu de la majorité des journalistes, faisant que seule une vingtaine de journalistes sur la centaine accrédités, ont pu assister à la conférence des entraîneurs. Les responsables chargés de l’organisation de cette rencontre ont failli sur toute la ligne. .

 

Categorie(s): sports

Auteur(s): Tarek Aït Sellamet

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..