Correspondance entre ingénieur d’état et mastère : Les délégués des grandes écoles rejettent le contenu du PV final

Elwatan; le Mardi 29 Mars 2011
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«Les PV des conférences  régionales n’ont pas été pris en considération, notamment le point portant sur la correspondance entre ingénieur d’Etat et mastère (qualification au grade de mastère académique)», a regretté le délégué de l’Ecole nationale d’informatique. «Ils nous ont dit que ce point n’a pas fait l’objet de consensus. Je rappelle que le point a été débattu entre les étudiants, enseignants et responsables des écoles.


La revendication a été fondée sur des critères pédagogiques. Nos enseignants ont veillé à cela. Et nos responsables l’ont approuvé», a-t-il  insisté. «Le consensus se fait sur la proposition d’assurer un premier complément de formation avant de délivrer la qualification au grade de mastère  pour les étudiants qui sont en 4e et 3e années. L’équipe pédagogique a toute latitude pour exiger d’autres compléments de formation qu’elle juge nécessaire, pour les étudiants ayant réussi au concours d’accès au doctorat. Le problème est posé pour les étudiants qui sont en 5e année d’ingéniorat durant l’année 2010-2011. L’ENSA et l’ESI proposent que les compléments de formation se fassent, pour ces étudiants, avant la soutenance. Le consensus se fait sur l’idée de confier aux équipes pédagogiques la responsabilité de la mise en œuvre de ces compléments de formation», lit-on dans le PV de la conférence régionale du Centre.


Mais pendant la lecture du PV final de la conférence nationale, le rapporteur a souligné que ce point n’a pas fait l’objet de consensus dans la mesure où une autre solution, à savoir l’adoption de la circulaire n°6 du 11octobre 2010 portant sur l’étude des dossiers pour se prononcer sur leur recevabilité, la validation des acquis et l’exigence éventuelle d’un complément de formation, a été adoptée.
D’après le délégué de l’ex-INI, cette proposition a été rajoutée pour affaiblir la première, voire la rejeter. «Tout ce que nous avons fait durant un mois est tombé à l’eau», ont regretté les délégués.


Comme première réaction, les délégués ont refusé d’adopter le contenu de ce PV, en attendant la consultation de la base pour définir les prochaines actions. Suite à la protestation des délégués des grandes écoles, le ministre opte pour une expertise. «Les points qui font objet de divergence seront soumis à une expertise. Des experts nationaux et internationaux (des Français, des Canadiens, des Anglais et des Américains) vont être consultés, et ce, avant la fin de l’année», a répondu M. Harraoubia aux étudiants mécontents.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Djedjiga Rahmani

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