Coup de gueule, coup de cœur : de Oued Djer à Baba Ali

Elwatan; le Mardi 19 Novembre 2013
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Où allons-nous et jusqu’à quand cela va-t-il durer ?  Que font à longueur de journées ceux qui sont  censés penser et réfléchir pour prendre de judicieuses solutions, pour mettre fin ou du moins réduire l’hécatombe que nous vivons continuellement.
Il ne se passe pas un jour sans que de nombreuses familles ne pleurent leurs morts, victimes de la bêtise humaine que l’on ne peut qualifier autrement. Nous déplorons quotidiennement, selon les chiffres de l’année 2012, le décès de 12 personnes et l’hospitalisation de 189 autres qui iront occuper des lits d’hôpitaux, ainsi que des séquelles de 116 accidents corporels quotidiens. Quant aux handicapés à vie, ils seraient au nombre de 5000 annuellement, soit une moyenne quotidienne de  13 handicapés/jour. Sommes-nous en mesure de les prendre en charge correctement ? Leur avons-nous aménagé les facilitations d’accès ?

N’est-ce pas-là du terrorisme routier ?

Nos lecteurs se rappellent, tout récemment, le douloureux et dramatique accident dont ont été victimes trois fonctionnaires de la Gendarmerie nationale à Oued djer, alors qu’ils procédaient aux constatations d’usage à la suite d’un accident de la circulation survenu auparavant. Tout occupés à leur tâche, ils furent brutalement et sauvagement arrachés à la vie par un conducteur d’un semi-remorque qui aurait, soi-disant, perdu le contrôle de son engin, en entraînant une vingtaine de voitures qui s’y trouvaient à ce momen-là, et ce, à la veille de l’Aïd El Adha.
On a beau prétendre imaginer la douleur des familles, cela est en-dessous de la réalité. Car comme l’on dit, «ne sent la braise que celui qui aurait marché dessus pieds nus».

Et encore un autre tout récemment, au niveau d’un barrage de la Gendarmerie nationale à Baba Ali, que tout le monde connaît. Donc, on ne peut prétendre avoir été surpris par la présence de ce barrage et, selon les informations rapportées par la presse, ce serait un véhicule utilitaire qui aurait d’abord heurté un taxi, puis s’en est allé ravir la vie à deux de nos enfants, des fonctionnaires du devoir postés dans ce barrage dans le cadre de leur mission qui est celle d’assurer la sécurité des citoyens.

Sans vouloir préjuger des circonstances exactes du déroulement des ces deux accidents, l’affaire ayant été prise en charge par la justice, rien ne peut nous empêcher de déduire en toute simplicité que compte tenu de la violence des chocs et des dégâts occasionnés, ces engins de la mort ne roulaient pas lentement. Qu’il s’agisse du semi-remorque de l’accident d’oued Djer ou du véhicule de l’accident de Baba Ali, la vitesse autorisée n’a pas été respectée.

Quant aux histoires des freins qui lâchent, il nous paraît que cela devient assez fréquent comme excuse ! Et, si défaillance il y aurait, il nous semble que la fréquence des contrôles techniques pour les véhicules poids lourds devrait permettre de déceler les éventuelles anomalies avant le drame. Sinon, à quoi servirait ce contrôle technique, dont on nous a tant parlé et qui ne paraît pas avoir donné des résultats espérés au vu des chiffres alarmants cités plus haut. Et puisque tout le monde semble réclamer des ralentisseurs après chaque accident, devrions- nous penser à la pose de ralentisseurs avant chaque barrage ?
Quant aux ralentisseurs, nous les traiterons ultérieurement dans une de nos prochaines chroniques.
 

Categorie(s): auto

Auteur(s): Mohamed Lazouni

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