Danse Contemporaine à Alger : L’expérience de la création d’une maison en Espagne

Elwatan; le Lundi 18 Novembre 2013
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La deuxième conférence programmée hier à la bibliothèque du palais de la culture a porté sur «les modèles de danse en Espagne». Directeur du Mercat de Los Flors ( marché des fleurs) en Espagne, le conférencier Francesc Casadesus a d’emblée expliqué qu’il est venu en Algérie certes en tant que membre du jury du Festival culturel international de la danse contemporaine, mais également pour découvrir la danse contemporaine algérienne. L’orateur reviendra sur ses débuts. Il révèle qu’il a commencé à travailler au marché des fleurs, un espace qui l’a toujours fasciné. Pour rappel, ce marché a été transformé en 1929 en  Palais d’exposition, consacré aux différents appareils de l’agriculture et en usine.

En 1983, le dramaturge Peter Brook a transformé ce lieu en espace théâtral. En 1985, Francesc Casadesus a  présenté un projet consistant à changer cet espace théâtral en espace de danse.  L’école en question a commencé à fonctionner en 2007. Le projet du marché des fleurs, qui aspire à devenir un centre de référence et d’expérimentation de la danse, s’appuie sur plusieurs idées, dont l’idée des mouvements, l’idée du public et l’idée de collaboration. Francesc Casadesus a également évoqué le projet «modul» consistant en des maisons de danse en Europe. En 2007, alors qu’il cherchait en Europe une collaboration, il  a découvert l’idée des maisons de danse. «Nous avons créé un réseau européen en 2008. Le réseau en question a commencé avec six personnes pour voir son nombre augmenter aujourd’hui à 35 membres.

Nous avons commencé à travailler avec l’Allemagne, Stokhlom, Vienne. Petit à petit, des groupes se sont réunis. Nous voulions créer une école de danse, car la danse a des besoins spécifiques. Elle a besoin notamment d’un temps de création, d’un studio. Il faut un loobing sur cette maison. Chaque pays doit avoir son école de danse», explique-t-il. Le concept de ce réseau repose sur cinq paramètres axés essentiellement sur la diffusion des projets, les formations, le  soutien à la création, un centre d’information et un espace de résidence.

A une question relative  à son appréciation sur la tenue de la cinquième édition du Festival de la danse contemporaine à Alger, l’intervenant a soutenu qu’il est important qu’un pays tel que l’Algérie possède un festival d’une telle envergure. «Il faut le pérenniser dans le temps. Je constate qu’il y a un esprit de création», dit-il.
Francesc Casadesus n’aime pas parler de danse contemporaine, mais plutôt de la poésie du mouvement.
En guise de conclusion, ce spécialiste de la danse note que le réseau social YouTube a contribué à l’émergence de la danse, dont 50% des vidéos sont consacrées à la danse.
 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Nacima Chabani

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