Des films que vous ne verrez jamais au FOFA 2012

Elwatan; le Vendredi 21 Decembre 2012
72989


Comme tant d’autres parmi les quelques œuvres pertinentes provenant de la cinématographie arabe de l’année 2012. Mort à vendre (en photo), dernier-né du réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi et récemment auréolé du Tanit d’Argent aux dernières Journées cinématographiques de Carthage, tout comme des films algériens tels que Goodbye Morocco (Nadir Moknèche), Demande à ton ombre (Lamine Ammar-Khodja) et A peine ombre (Nazim Djemaï), récompensés au FID Marseille 2012, ne sont pas représentatifs de la ligne éditoriale de ce festival.

Mais quelle ligne éditoriale ? D’abord le directeur artistique mentionné dans le catalogue, Yacine Laloui (producteur de Laith Media), ne l’est pas réellement, faisant partie d’un comité assez vaste dont les noms n’ont pas été communiqués ou alors dans les couloirs. Ensuite, difficile de cerner la cohérence entre les films des différentes compétitions, dont on peut observer un fourre-tout visuel qui n’est pas propice à un réel travail de sélectionneur. Puis, en observant minutieusement les productions sélectionnées, la grande majorité date de 2010, voire de 2011, d’où une absence flagrante de curiosité.

Finalement, comme le dirait l’un des membres de l’équipe du FOFA : «Les films sont arrivés au compte-gouttes, on a contacté untel ou untel sans prendre le temps de voir les films, on les a mis dans la sélection et cela a donné le festival que vous voyez.» Ce n’est pas un scoop, mais cette manière de faire est tellement régulière qu’elle en devient épuisante. Au final, le FOFA préfère montrer sa légitimité en projetant le manichéen Parfums d’Alger que le bouleversant Mort à vendre. C’est un choix discutable !
 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Samir Ardjoum

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..