Djilali Rafik. Président du syndicat des chauffeurs de taxis : «Nous travaillons dans un environnement hostile»

Elwatan; le Jeudi 13 Mai 2010
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Président du syndicat des taxieurs, affilié à l’UGCAA (Union des commerçants et artisans algériens), Djilali Rafik nous nous fait part, dans ce bref entretien, des préoccupations de la corporation et des attentes nourries à l’aune d’une loi venue accentuer le malaise dans un environnement déjà hostile.
- Quels sont les objectifs que votre syndicat s’est assigné ?

Notre adhésion à l’UGCAA a été une réponse aux nombreux problèmes que les chauffeurs de taxis vivaient au quotidien et que la nouvelle loi est venue aggraver. A vrai dire, nous évoluons dans un environnement hostile. Les chauffeurs de taxis sont souvent incompris par les clients et atteints dans leur dignité par des entités censées appliquer la loi avec équité quand des problèmes réels ou supposés surgissent.
A la moindre anicroche, on est sanctionné. Une sanction qui équivaut, pour certains, à dix jours sans travail, six mois pour d’autres alors que l’impôt et d’autres redevances restent dues.

- Qu’a fait votre syndicat pour atténuer les appréhensions ?

A travers notre participation dans certaines commissions nous tentons d’attirer l’attention des uns et des autres sur le règlement des conflits en nous appuyant sur une certaine éthique professionnelle que nous nous fixons au préalable. Nous demandons la parité dans la commission de discipline. Actuellement, sur les sept membres qui composent cette instance, seuls deux chauffeurs de taxis sont présents. Le chauffeur de taxi n’est pas un délinquant mais un travailleur qui nécessite une protection. A charge pour lui de respecter et la loi et le client.

- Qu’est-ce qui motive votre activisme, au-delà des contraintes que vous soulevez ?

Nos problèmes sont multiples. Il y a, en plus des tourments soulignés, des difficultés qui nous handicapent. Gares routières inappropriées et qui concourent à la dégradation mécanique de nos véhicules et sujets d’une polémique à sens unique s’agissant de l’installation de compteurs. Comment? Personnellement je veux bien travailler au compteur mais allez appliquer ça pour un client habitué à verser 50 DA pour une course. Certains chauffeurs de taxis ne sont pas des anges tout de même! Il faudrait bien sûr relativiser mais l’essentiel est de susciter une équité dans les jugements c’est tout !

Categorie(s): tiaret

Auteur(s): Fawzi Amellal

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