Du nouveau au dispositif Cnac : Ruée sur le transport

Elwatan; le Mercredi 30 Mars 2011
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A la direction de cet organisme, on avance l’enregistrement, au bas mot, de pas moins de 100 dossiers journellement, mais l’on déplore aussi le choix unanime, de tous les prétendants à un investissement, d’un seul et même créneau, en l’occurrence le transport; quand bien même le secteur pâtit d’une anarchie sans pareille, pratiquement depuis son ouverture au privé.


Depuis les décisions du Conseil des ministres ciblant l’efficience et l’efficacité des dispositifs consacrés à la lutte contre le chômage des jeunes, Annaba a enregistré entre 2000 et 3000 demandes de création de micoentreprise. L’on parle même de femmes au foyer voulant  investir le domaine et monter des affaires de locations de voitures, par exemple. C’est ce qui explique, dans une large mesure, un plus grand nombre de femmes parmi les candidats au permis de conduire, pièce exigée lors du dépôt du dossier.


Cette situation fait dire aux responsables de la CNAC: «Si tous les prétendants optaient pour le secteur des transports, l’on s’acheminerait inévitablement vers une recrudescence certaine de la pollution urbaine» Au-delà de ces considérations, le secteur des transports ne constitue pas la réponse adéquate au problème du chômage, d’autant plus que la très forte demande exprimée se répercute sur le temps de livraison des véhicules par les concessionnaires, qui n’arrivent pas à honorer leurs engagements en matière de délais de livraison. «Il  y a nécessité absolue, pour que les facilitations donnent des résultats probants, d’accompagner les jeunes investisseurs, les orienter vers des créneaux véritablement créateurs d’emplois et les convaincre à opter pour des petites  sociétés dans les secteurs comme l’agriculture, les services ou encore l’artisanat, qui sont tous porteurs, mais ne drainent pas paradoxalement beaucoup de monde», insiste-t-on à la direction de la CNAC.


Annaba  recèle de très grandes potentialités en matière d‘investissement qui restent, malheureusement, inexploitées. Alors, des journées d’étude et de sensibilisation sur les opportunités offertes aux jeunes candidats à l’investissement semblent plus qu’indiquées. L’idée généreuse des pouvoirs publics, pense-t-on, quand bien même engage-t-elle une action budgétivore, risque de connaître ses limites si des mesures d’accompagnement n’étaient pas prises opportunément.                    
 

Categorie(s): annaba

Auteur(s): Arezki S.

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