En bref...

Elwatan; le Lundi 28 Mars 2011
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Nigeria : le projet gazier va créer 500 000 emplois       

Le président nigérian Goodluck Jonathan a affirmé la semaine dernière que le projet gouvernemental visant un investissement de 25 milliards de dollars dans le secteur gazier allait créer plus de 500 000 emplois et mettre fin à la déperdition du gaz. La réalisation de ce projet «entraînera des investissements d’environ 25 milliards de dollars dans le traitement du gaz, la transmission et en aval dans les projets d’utilisation du gaz», a indiqué un communiqué de la présidence de la république du Nigeria cité par l’AFP.  «Au total, cette initiative créera directement ou indirectement 500.000 emplois dans les secteurs de la construction, la logistique, l’hôtellerie, la fabrication, la banque et surtout dans l’agriculture», a ajouté la même source. Lors du lancement de ce projet, la société pétrolière d’Etat NNPC avait signé un protocole d’accord avec des partenaires de l’industrie pétrochimique et des fertilisants, la société saoudienne Xenel, la société indienne Nagarjuna, ainsi que Chevron, précise le texte.     Le projet prévoit aussi la création d’une installation centrale de traitement du gaz, une mega usine pétrochimique et deux usines de fertilisants. «Ce programme mettra un terme à la déperdition du gaz (brûlé en torchères) au Nigeria, sachant que les marchés créés constituent un débouché pour tout le gaz actuellement perdu», a souligné le président Jonathan. Les réserves prouvées du Nigeria en gaz sont officiellement les huitièmes du monde, mais une partie est actuellement brûlée en raison du manque d’infrastructures de transformation. Le gouvernement nigérian voudrait utiliser les réserves de gaz pour alimenter des stations thermiques et régler ainsi le problème de manque d’électricité qui provoque de nombreux délestages. L’industrie pétrolière représente 90% des exportations du Nigeria et 80% des recettes du gouvernement.   

 

 

Malawi : 10 millions d’euros par an versés à des fonctionnaires «fantômes»

Le gouvernement du Malawi verse chaque année 10 millions d’euros à des fonctionnaires «fantômes», a fait savoir la semaine dernière le ministre de l’Information Vuwa Kaunda.   Jusque-là, des responsables de la paye se rendaient dans les zones rurales pour payer en liquide les fonctionnaires de ce petit pays pauvre d’Afrique australe. Le mois dernier, le gouvernement a imposé à ses employés d’ouvrir des comptes en banque pour les payer par virement. Environ 68 000 des
169 000 personnes enregistrées comme fonctionnaires, n’ont pas suivi cet ordre. La décision a «perturbé certains membres du service public qui profitaient de l’ancien système parce qu’ils ne peuvent plus détourner les fonds publics avec des fonctionnaires fantômes», a déclaré le ministre, cité par l’AFP. L’an dernier, quatre fonctionnaires du ministère de l’Education avaient été accusés d’avoir détourné
33 000 dollars par mois des caisses de l’Etat via 135 employés fantômes. Selon les services du procureur général, un tiers des revenus de l’Etat disparaît chaque année de manière frauduleuse.

 

 

Séisme au Japon : une facture de 20 à 30 milliards de dollars pour les assurances

L’évaluation du coût de la catastrophe au Japon pour le secteur de l’assurance a été revue vendredi dernier à la hausse par le cabinet de modélisation des risques AIR Worldwide. Il s’élèverait entre 20 et 30 milliards de dollars alors que la première estimation effectuée par le cabinet situait les dommages assurés entre 14,5 et 34,6 milliards de dollars. Un autre cabinet de modélisation, Eqecat, a quant à lui  estimé le coût pour l’assurance entre 12 et 25 milliards de dollars. Selon AIR Worldwide, les dommages dus uniquement au séisme s’élèveraient entre 11 et 21 milliards de dollars, auxquels s’ajoutent ceux liés au tsunami entre 8 et 9,7 milliards de dollars. Ces chiffres restent toutefois très éloignés de l’estimation du coût global de la catastrophe par  la Banque mondiale qui est 225 milliards de dollars. Ou même du chiffrage publié mercredi 23 mars par le gouvernement japonais pour l’ensemble des dommages causés par le séisme et le tsunami estimé à 309 milliards de dollars, soit 220 milliards d’euros. Ce montant ferait de cette catastrophe nippone, l’événement naturel le plus coûteux de l’histoire. Le record était détenu par l’ouragan Katrina en 2005 aux Etats-Unis qui avait provoqué 125 milliards de dollars de dommages au total. En termes de dommages assurés, le séisme le plus cher reste le tremblement de terre du sud de la Californie aux Etats-Unis en janvier 1994, avec 22,2 milliards de dollars (dollars constants), selon le premier réassureur mondial Munich Re. Le tremblement de terre de Kobe, en 1995, avait coûté aux assureurs 7,4 milliards de dollars. Parmi l’ensemble des catastrophes naturelles, l’événement le plus coûteux pour les assureurs reste Katrina à 62,2 milliards de dollars.

 

 

La Russie augmente la taxe sur les exportations de pétrole   

La taxe sur les exportations russes de pétrole va augmenter à partir du 1er avril pour s’établir à 423,7 dollars la tonne, contre 365 dollars actuellement, a annoncé le service de presse du gouvernement russe, cité par les agences. La taxe préférentielle sera de 191 dollars la tonne, contre 150,4 dollars actuellement, conformément à une ordonnance signée le 24 mars par le Premier ministre Vladimir Poutine, a-t-on précisé de même source. Cette nouvelle taxe a été calculée compte tenu du prix moyen du baril de pétrole pour la période du 15 février au 14 mars, explique le service de presse dans un communiqué. Par ailleurs, la taxe sur les produits pétroliers légers passera de  244,6 dollars à 283,9 dollars la tonne, et de 170,4 dollars à 197,9 dollars  la tonne pour les produits pétroliers lourds, ajoute le communiqué.         


 

Categorie(s): internationale

Auteur(s): Rédaction Economie et APS

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