En dépit des troubles dans la région Afrique du Nord et du Moyen-Orient : Le marché automobile a connu un bond

Elwatan; le Lundi 28 Mars 2011
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Pour Marc Bergeretti, DG de Peugeot Algérie, le bouleversement dans les pays de la région, Libye, Tunisie, Egypte et Yémen, ainsi que dans d’autres pays, «n’a pas trop joué sur le marché, car il est plutôt actif». M. Bergeretti affirme qu’ «il n’y a pas eu de contrecoup économique au niveau de l’automobile en raison des troubles qui ont eu lieu. Cela est valable pour l’Algérie mais en Tunisie il y a eu une chute du marché assez forte. Cela dit, tout est possible, à chaque jour suffit sa peine. On essaiera de s’adapter en fonction de la demande. Mais, «très honnêtement, je suis optimiste pour l’année 2011», s’est-il réjoui.
Pour le cas de l’Algérie, ce qui peut jouer en sa faveur ce «sont les formules telles que les crédits alloués pour la création de nouvelles entreprises dans le cadre de l’Ansej, car les entrepreneurs individuels ont toujours besoin de véhicules que ce soit pour tous les métiers de l’artisanat comme plombier, le transport de personnes ou de marchandises». Car il y aura pour les concessionnaires un effet induit sans pouvoir fixer son niveau.

Pour ce concessionnaire, les ventes à crédit représentaient 40%, mais parle de 10% seulement de pertes qu’il a rattrapées par le leasing à l’adresse des professions libérales.  De son côté, Salah Achouri, chargé de communication auprès de KIA, a indiqué, en marge du salon de l’automobile 2011 à Alger, que sa société a connu une augmentation de 53% durant les deux premiers mois de 2011 (janvier-février) par rapport à la période de 2010, puisque KIA a vendu 2586 véhicules durant cette période de 2011 et 1 689 en 2010 sur un total vendu de 11 611 véhicules. Les ventes à crédit représentaient,  quant à elle, entre 20 à 30% que la société a réussi à récupérer en deux ans à hauteur de 80% des pertes, a-t-il rassuré. Le groupe sud coréen a enregistré pour sa part 15% d’augmentation à l’échelle mondiale.

Pour l’observateur du marché automobile, Mourad Cheboub, directeur du journal l’Auto-marché, il a indiqué que le bouleversement que connaît actuellement les pays «ne dérange pas trop, car les pays comme la Libye, le Yémen, la Tunisie à part l’Egypte, leurs marchés ne sont pas importants en termes de volume» en assurant que «cela ne pèse pas grand-chose sur le marché mondial de l’automobile».Par contre, en Tunisie, «c’est le système de quota qui était de mise en plus l’automobile était entre les mains de la belle famille de Ben Ali.  
C’est pourquoi, le marché est tombé mais l’économie tunisienne reprend», s’est-il réjoui. Et de conclure que «la Libye, le Yémen et l’Egypte, ne sont pas la Chine», qui est le plus gros marché.                  

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Fella Midjek

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