Énergie : L'Opep répond à l'AIE

Elwatan; le Dimanche 8 Mars 2009
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Dans un communiqué publié vendredi à Vienne, l’Opep, par la voix de son secrétaire général, Abdallah El Badri, a réagi à des propos tenus récemment par le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Le secrétaire général de l’Opep a indiqué que «l'AIE a dit que le monde pouvait espérer tirer un stimulus économique de 1000 milliards de dollars si les prix du pétrole se maintenaient autour des 40 dollars le baril en 2009». «La modération des prix depuis les niveaux extrêmes de l'été dernier apporte un soulagement à court terme aux consommateurs. Cependant, si cet environnement de bas prix persiste, ce soulagement à court terme ne se transformera pas en gain à long terme», a ajouté le secrétaire général. «Nous voulons tous voir l'économie mondiale se redresser aussi vite que possible», a souligné le communiqué.

Toutefois, «les prix du pétrole doivent se trouver à des niveaux capables de soutenir la croissance économique en soutenant les investissement à plus long terme dans l'ensemble de l'industrie énergétique. La baisse des prix du brut conduit inévitablement à la réduction des investissements», a estimé le secrétaire général, qui a qualifié les commentaires de l'AIE de «confus et trompeurs». Cette polémique entre l’Opep et l’AIE intervient au moment où la récession économique continue d'influer grandement sur le marché du travail. Le chômage aux Etats-Unis s'est aggravé en février dernier, selon les derniers chiffres publiés vendredi par le Département américain du travail. Durant ce dernier mois, les entreprises ont supprimé 651 000 emplois, selon des statistiques officielles.

De plus, les chiffres publiés pour les deux mois de décembre 2008 et de janvier 2009 ont été revus à la hausse. Pour le mois de décembre 2008, les pertes ont été réellement de 681 000, contre une estimation de 577 000 précédemment. Au mois de janvier 2009, les pertes ont été de 655 000 contre une première estimation de 598 000. Au total, les pertes d'emploi depuis le début de la récession au mois de décembre 2007, ont été de 4,4 millions de postes et le taux de chômage est passé ainsi à 8,1% au mois de février 2009.

Ce taux est le plus important depuis celui du mois de décembre 1983 où il avait atteint 8,3%. Ces derniers mois, les annonces de suppression d'emplois par les entreprises américaines se sont multipliées. Durant les quatre derniers mois, le chômage s'est aggravé avec la perte de 2,6 millions d'emplois. Le secteur des services a été le plus touché avec la perte de 375 000 emplois. Paradoxalement, les statistiques sur le chômage aux Etats-Unis n'ont pas influé sur les prix du pétrole, vendredi.

Categorie(s): economie

Auteur(s): Liès Sahar

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