Environnement : «Comment optimiser les instruments de gestion»

Elwatan; le Jeudi 13 Mai 2010
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Au-delà des déchets ménagers et même solides, le secteur de l’environnement gère
des opérations autrement plus pointues comme désamiantage de certains établissements
et l’enfouissement de matières toxiques, principalement l’amiante.
La gestion des déchets urbains, à l’aune de la réalisation de centres d’enfouissement technique, passe irrémédiablement par la maîtrise des coûts, le développement du recyclage et l’application de normes pas toujours respectées». C’est par ce propos introductif que M.Ghezli Achour, directeur de l’Environnement, a tenté de situer la problématique environnementale dans la wilaya lors de l’émission forum de la presse. Le secteur qu’il gère reste «l’instrument et la force de proposition dans le cadre du développement intégré». «La première action de formation à grande échelle a déjà commencé pour les communaux et agents techniques» fait-il savoir. «Elle s’inscrit dans le cadre du projet PROGDEM». Des sessions de formation de courte durée ont été initiées. Cela va permettre, enchaîna-t-il, à «mettre à niveau tout le personnel comptable et responsables y compris».

Prenant l’exemple du CET (Centre d’enfouissement technique) intercommunal de Tiaret, qui englobe cinq localités, M.Ghezli «reconnaît les difficultés de gestion de cet EPIC» et évoque le problème de financement. Chemin faisant, explique ce responsable, «La tonne de déchets traités nous revient à 10.000 dinars alors, qu’au niveau du centre, elle était facturée à 2400DA». Un manque à gagner considérable qui greffe sérieusement la gestion. Il a fallu recourir à la solidarité des collectivités locales mais c’était insuffisant et irraisonnable. D’autres formes de gestion des CET sont possibles mais le coût reste exorbitant s’il y a emploi d’incinérateurs. Pour les déchets spéciaux, cette option est obligatoire.

Pour clore ce chapitre, le responsable de l’environnement déclare que «La gestion des décharges sauvages reste en intra-muros du ressort des APC». Au-delà de la gestion des déchets ménagers et même solides, le secteur gère, en relation avec d’autres organismes, des opérations autrement plus pointues. Il s’agit du désamiantage de certains établissements et l’enfouissement de matières toxiques, principalement l’amiante. «Une enveloppe a été consacrée à ce titre par les pouvoirs publics pour l’enfouissement afin que tout danger soit annihilé». D’autres questions, non moins importantes sur le plan environnemental, ont été évoquées par l’invité de la presse.

Insuffisance des espaces verts

À propos des abattoirs, M.Ghezli a fait savoir que «le wali a dégagé une enveloppe pour la mise à niveau de celui de Tiaret au moment où neuf lieux de tueries sauvages ont été fermées». Dans la foulée, «Certains acteurs de la filière avicole ont commencé à s’inscrire dans la légalité en s’équipant d’incinérateurs». Un équipement lourd pour lequel il est souhaité des crédits via l’implication de banques. Des mises en demeure ont toutefois été établies à l’endroit des contrevenants. Le secteur de l’environnement, rappelle son directeur, est concerné par la réalisation d’une station relevant de l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable.

Environnement rime aussi avec pollution. L’invité du jour, en réponse aux préoccupations des habitants de la commune de Oued-Lilli, notamment ceux qui vivent à proximité des carrières, a «réfuté l’emploi intensif d’explosifs dans les carrières» et impute la sortie médiatique des riverains à «une guerre d’intérêt étroit» bien que, a-t-il tenu à préciser, «des mises en demeure ont été notifiées aux exploitants afin de se soumettre à des audits». Avant de clore le débat sur l’état de l’environnement dans la région si préoccupant du reste des effets de la désertification, du braconnage, des labours et des pacages illicites, M. Ghezli s’est attardé sur des questions liées à l’implication du mouvement associatif et des espaces verts. «Tiaret ne dispose que de 132 espaces verts avec un faible ratio ne dépassant pas le mètre carré par habitant, loin des normes nationales» a-t-il précisé concluant par une note d’espoir «d’ici l’horizon 2011, Tiaret bénéficiera d’un grand jardin public». A voir !

Categorie(s): tiaret

Auteur(s): Fawzi Amellal

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