Faculté d’architecture de Constantine 3 : Les passerelles donnent des maux de tête !

Elwatan; le Lundi 5 Octobre 2015
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Le concours d’entrée en formation doctorale à la faculté d’architecture, prévu le 8 octobre, est d’ores et déjà perturbé par les réclamations des candidats issus du système classique. Ces derniers estiment qu’ils sont désavantagés par le système de classement adopté par la faculté et en appellent au bon sens des instances dirigeantes de l’université pour «redresser le tors qui leur est causé avant qu’il ne soit trop tard».

Ces étudiants ayant un bac+5 en architecture, sont passés directement en Master 2, conformément au procédé de passerelle qui absorbe les dernières promotions du système classique pour les verser dans le LMD. Jusque-là tout va bien. Mais à partir du moment où certain ont postulé pour accéder à la formation doctorale, les problèmes ont commencé. D’abord, il est question d’inclure la note du Master 1 dans le calcul de la note générale.

Or, ces étudiants ne s’expliquent pas comment peut-on comptabiliser les notes d’une année qu’ils n’ont pas faite ! «Toute attribution de notes pour un cursus non suivi ne peut être qu’illégale, subjective et injuste», écrivent les protestataires dans une lettre adressée à la doyenne de la faculté. Ils invoquent l’arrêté n°345 du 17 octobre 2012 et l’arrêté n°329 du 5 mai 2014, actuellement en vigueur qui souligne la formule de sélection des candidats ingénieurs d’Etat détenteurs d’un diplôme de Master.

L’imbroglio est très technique et serait difficile d’expliquer ici, tant il s’agit de dispositions définissant des modalités de calculs des notes et coefficients touchant tout le cursus de l’étudiant. Dans leur lettre, les candidats expliquent qu’il y a «une interprétation subjectives, infondées, voire douteuses (de ces textes), émanant d’une commission ou d’un responsable qui fait défaut de communication». Ceci dit, du côté de la faculté, on insiste pour dire que les candidats auront les mêmes chances et que ceux issus du LMD, et que contrairement aux prétentions des étudiants protestataires, les textes de lois invoquées sont justement respectés à la lettre.

Notre source au sein de la faculté, reconnaît cependant qu’il y a un vide juridique qui laisse la voie à l’ijtihad, mais que justement, au niveau de la faculté le procédé employé est juste. Cette affaire est loin de faire l’unanimité au sein de l’université Constantine 3 qui suit l’agitation qui commence à secouer le concours en question. «D’autres facultés dans la même université appliquent les passerelles sans tomber dans des problèmes de ce genre.

En architecture, ces ijtihadates sont biscornus», a souligné à El Watan, une source du rectorat. Pour sa part, Mme Souad Sassi, vice-recteur chargée de la recherche et responsable de l’organisation de ce concours, nous a affirmé hier qu’elle «n’accepterait rien de la faculté qui soit contraire à la règlementation». La suite promet des rebondissements.              

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