Fanny Abadi, Directrice du Centre éthique international : une Franco-Algérienne engagée

Elwatan; le Mardi 25 Decembre 2012
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Rencontrée à Montpellier, lors d’une vente aux enchères de tableaux de maîtres, qu’elle avait organisée avec son association Action éthique humanitaire, au profit des enfants démunis, Mme Abadi est très attachée au dialogue interculturel pour la paix. Femme de tête, elle s’entoure d’intellectuels, de scientifiques et de chefs d’entreprise concernés par  le devenir humain, pour réfléchir et mettre en action un monde plus juste, en tenant compte de l’écologie humaine. Son métier de consultante en management éthique lui permet de conseiller aussi des autorités politiques, économiques et sociales en France et à l’étranger.

Infatigable, elle ouvre deux écoles des sciences appliquées en management éthique et accompagnement thérapeutique à Paris, Casablanca et bientôt à New York. Mariée, mère de famille, résidant à Paris, Fanny estime que «pour l’univers où le cœur est mis à l’épreuve, nous pouvons donner de ce que nous sommes ; que ceux qui sèchent les larmes moissonnent en chantant l’hymne universel de l’amour… Si un être perd confiance en ce qu’il peut encore croire, c’est le drame.» Concernant l’Algérie, son pays natal, elle dit humblement, mais avec beaucoup d’émotion : «L’Algérie est une terre magnifique où beaucoup de Français ont un lien fort. Nous sommes à la fois marqués par un lien d’amour et par la haine qui intervient par les traumatismes restés en silence trop longtemps, il a fallu laisser le temps au corps d’exprimer et de dépasser les émotions…» Et d’ajouter : «L’Algérie a toutes les richesses, l’intelligence…»

Elle suggère, toujours avec le même ton de douceur : «Je peux apporter à l’Algérie ce lien entre ces deux pays si chers à mon cœur. La fin de la colonisation a interpellé l’humanité. Je ne peux pas ne pas me sentir concernée par la fin de la guerre d’Algérie, parce que ça marque aussi la fin de la colonisation. Je souhaite aujourd’hui, en tant que chef d’entreprise, ouvrir en Algérie une école franco-algérienne des sciences appliquées en management éthique, aider davantage le mouvement associatif, pouvoir contribuer pleinement à l’éducation et soutenir et développer des projets éducatifs…» Fanny Abadi conclut magiquement : «C’est la douceur qui contient la force et non l’inverse !» A méditer…           
 

Categorie(s): culture

Auteur(s): Chahredine Berriah

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