Gestion du domaine national maritime : Mohamed Khendak interpelle Ahmed Ouyahia

Elwatan; le Dimanche 16 Mai 2010
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Le député RCD et vice-président de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Khendak, interpelle le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, sur la gestion du domaine public maritime.
Constatant que les responsables de la wilaya de Tipasa, dont il est un des représentants à l'APN, «bloquent des projets touristiques privés dans la région», le député alerte le premier responsable du gouvernement. «Notre wilaya, contrairement aux autres, accuse un retard considérable dans le domaine du développement touristique. Les 16 zones d'expansion touristique, laissées en jachère par la politique de développement local, privent les collectivités locales d'une fiscalité appréciable, de postes d'emploi importants et d'équipements hôteliers pouvant servir de base à des activités culturelles et sportives hors saison estivale», explique Mohamed Khendak dans une question écrite adressée, jeudi dernier, à Ahmed Ouyahia.

L'auteur de la question relève «la politique de deux poids, deux mesures dans l'application de l'article 18 de la loi relative à la protection et la valorisation du littoral».
Citant des projets publics – centrale électrique et stations de dessalement – ainsi que des centres de repos pour des cadres des institutions de l'Etat implantés sur ce domaine, le député du RCD s'interroge sur l'interdiction des projets touristiques privés qui, estime-t-il, seront bénéfiques à la wilaya. «Ces promoteurs privés sont pourtant tous propriétaires d’assiettes foncières proposées et vu leurs moyens, ils sont capables de l'autofinancement de leurs projets. Pourquoi l'article 18 de ladite loi ne s'appliquerait-il pas pour eux ?», interroge-t-il.

Ce faisant, Mohamed Khendak relève «un laxisme dans l'application de la loi». «Un des investisseurs, connaissant le fonctionnement de l'administration et bénéficiant de largesses locales, a opté pour la politique du fait accompli en réalisant son projet à 80%, avec une véritable atteinte aux lois urbanistiques», informe-t-il. Et de demander : «Est-ce qu’aujourd'hui, ce sont les hors-la-loi qui ont pignon sur rue au détriment des citoyens qui acceptent avec résignation les décisions des services concernés ?»

Categorie(s): actualité

Auteur(s): M. M.

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