Ghardaïa, de nouveau le braséro

Elwatan; le Mardi 14 Octobre 2014
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Les ambulances n’ont pas arrêté leurs tournées nocturnes, les colonnes de feu se voyaient d’El Atteuf et Bounoura ou les familles ont passé la nuit sur leurs terrasses à scruter le ciel. Les relents de gaz lacrymogènes ont été très fortement ressentis à travers tous les quartiers chauds. Kef Hammouda,  Hai El Moudjahidine à  Berriane. Hadj Messaoud, Chaabet Ennichene et Bensmara à Ghardaïa. Tels sont les noms des quartiers de la terreur.    

Affrontements

La nuit a été houleuse a Ghardaïa ville et Berriane ou des dizaines de blessés ont été admis dans les différentes structures sanitaires de la vallée.  A Hadj Messaoud et Bensmara, en plein centre ville de Ghardaia, deux maisons ont été incendiées. Les affrontements entre émeutiers et forces de l’ordre ont duré toute la nuit pour s’apaiser à la lumière du jour dans une ville en chaos ou tous les commerces sont fermés.  Administrations, établissements scolaires, banques, bureaux de poste, toutes les portes son closes dans un climat électrique rapporte nos correspondants. A Bellaadis, une  polyclinique de Belladdis a été incendiée tandis que la route de Daia Bendahoua traversée par le quartier d’El Ghaba à concentration mozabite reste fermée aux arabes. Les habitants de la daïra de Daïa ne peuvent ni sortir ni rentrer de leur localité vers le chef lieu de la wilaya.

Le DGSN décide de rester  

Pendant ce temps, le général Major Abdelghani Hamel se trouve toujours dans les murs de la résidence d’Etat en conclave avec ses conseillers et les autorités locales de la wilaya. Ses troupes lui tourneent le dos exigeant la venue de Abdelmalek Sellal pour disent-ils « engager le gouvernement dans une vraie solution aux problèmes socioprofessionnel des unités d’intervention rapide de la police prises en otage entre une administration qui les méprise et des émeutiers qui les prennet pour des cibles faciles ».  

Les URS maintiennent la pression

Plus d’un millier d’agents de maintien de l’ordre ont donc passé une seconde nuit dans la rue devant le siège de la sureté de wilaya, non loin du quartier chaud de Hadj Messaoud en proie à de violentes échauffourées la nuit durant. Les autorités de la wilaya de Ghardaïa, à différents degrés de responsabilité ont bien essayé de faire plier les policiers protestataires, des émissaires du général Hamel ont vainement tenté des pourparlers jusqu’à minuit. Les grévistes ont tenu à leur tourner le dos scandant à tue voix « Tounsi, Tounsi, Allah yarahmou ». Des rumeurs sur un départ précipité du patron de la police ont vite été démenties dans la matinée ou des responsables centraux ont été vus à proximité de la sureté de la wilaya, lieu du sit-in qui se poursuit en ce moment même.    

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Houria Alioua

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