Gouvernance du FMI : Les Etats-Unis font traîner la réforme

Elwatan; le Samedi 22 Decembre 2012
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Sans citer spécifiquement les Etats-Unis, le communiqué du FMI, repris par l’APS, indique que la directrice générale du Fonds, Christine Lagarde, exhorte les pays qui n’ont pas encore procéder à la ratification dudit processus «à prendre rapidement les mesures nécessaires» pour permettre l’entrée en vigueur de la réforme. Approuvée en 2010, la réforme de la gouvernance du FMI, faut-il le préciser, ne peut entrer en application qu’une fois ratifiée par 113 des 188 Etats membres, représentant 85% des droits de vote au conseil d’administration du Fonds. Or, selon le communiqué du FMI, seuls 77% des droits de vote ont pour l’heure été réunis et le seuil requis ne pourra pas être atteint sans l’apport du premier actionnaire du Fonds, en l’occurrence les Etats-Unis et leurs 16,7% de voix.

Considérée comme essentielle pour la réorganisation de l’institution, la réforme de la gouvernance du FMI cible un reconfiguration et un rééquilibrage des rapports de force au sein du conseil d’administration, qui représente l’ensemble de ses 188 Etats membres. Dans l’état actuel des choses, la Chine y détient 3,8% de droits de vote, soit pas beaucoup plus que l’Italie (3,1%), et devrait en obtenir près du double (6%) aux termes de la réforme. Celle-ci est au demeurant d’autant plus cruciale pour le FMI qu’elle conditionne le triplement  de ses ressources permanentes (quotes-parts), à 767 milliards de dollars, tel que déjà approuvé par un nombre suffisant d’Etats membres.

Dans un autre communiqué, le Fonds monétaire international a, par ailleurs, reconnu que le mode de calcul des quotes-parts, qui déterminent les droits de vote de chaque Etat, faisait toujours l’objet d’intenses discussions qui doivent être bouclées en janvier. «Des divergences subsistent», a souligné le FMI dans son communiqué. Actuellement, les quotes-parts sont attribuées aux Etats membres sur la base d’une moyenne calculée en grande partie sur leur produit intérieur brut et leur degré d’ouverture à l’économie. «Les positions doivent encore se rapprocher sur plusieurs éléments-clés», avance l’institution de Bretton Woods.

Categorie(s): economie

Auteur(s): A. R.

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