Haï Es-Salem (Aïn El Bia) : Fin du cauchemar des occupants des 27 villas

Elwatan; le Jeudi 13 Mai 2010
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Le conflit opposant le directeur de l’entreprise spécialisé dans les travaux de Génie civil et Bâtiment (GCB) a enfin trouvé son épilogue.
En effet, d’après le directeur, M.Madani, les décisions d’expulsion ayant concerné les 27 familles habitant des logements de fonction à Haï Es-Salem (Ex-Phoenix) dans la commune de Aïn El Bia, ne sont qu’une simple procédure administrative qui interviennent en l’application de la lettre émanant du secrétariat général du ministre de l’Energie et des Mines. Une instruction qui porte, notons-le, sur l’assainissement des patrimoines détenus en jouissance par les entreprises publiques économiques et par des établissements publics à caractère industriel et commercial, selon les directives du chef du Gouvernement.

«La note en question concerne notamment les deux filières de l’entreprise GCB implantées dans le Sud du pays, à savoir Hassi R’mel et Hassi Messaoud, où l’entreprise dépense des sommes colossales pour le paiement des charges. Celles-ci sont estimées, uniquement pour l’électricité, à cinq millions de dinars/an», a-t-il noté. Dans ces régions, pratiquement tous les travailleurs, pour la majorité en retraite, ont cédé ces logements de fonction au profit de tierces personnes n’ayant aucun lien avec l’entreprise, moyennant une somme d’argent qui peut aller jusqu’à 400 millions de centimes. Ainsi, l’application de la note ministérielle permettra à la fois d’assainir les indu-occupants et d’éviter à l’entreprise le cumul des dépenses.

Quant aux 27 habitants de Haï Es-Salem, ces derniers prennent eux-mêmes en charge les factures découlant de l’occupation des lieux (factures d’eau, d’électricité, de loyer). Ceci dit, ces habitants, qui occupent les lieux depuis une trentaine d’année, ne sont pas concernés par la décision d’expulsion, du moment qu’ils détiennent tous les documents justifiant leur occupation légale de l’ensemble de 27 villas. «Nous continuerons jusqu’à ce jour à assurer les travaux d’entretien au sein des bâtisses avec nos propres moyens, bien que cette tâche doit être assurée régulièrement par l’entreprise au égard à la présence de l’amiante qui représente un danger de santé publique», dira un père de famille.

Rappelons que le nombre de familles recensées dans les logements de fonction de Haï Es-Salem est actuellement de 1150. Les occupants sont tous des travailleurs activant dans 44 entreprises implantées à la zone industrielle d’Arzew.

Categorie(s): oran

Auteur(s): B. Linda

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