Hasnaoui Belayat. PDG du groupe Belayat : Quand, j’ai parlé de 120 milliards ce n’était pas pour faire un scoop

Elwatan; le Vendredi 28 Decembre 2012
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-Pour quelles raisons voulez-vous devenir actionnaire majoritaire de la SSPA-Black Eagles ?

Il est vrai que dans beaucoup de régions de la planète, gagner de l’argent dans le monde du football n’est pas chose aisée; pourtant à Sétif, où l’Entente dispose d’innombrables atouts, le projet est réalisable. L’amour que je porte au club et à la ville me pousse à taquiner le diable. Je sais que je vais prendre des risques, mais je veux investir dans l’Entente pour l’aider à ne pas tendre la main. L’ESS, qui a donné de la joie à tout un peuple, mérite à mon sens un statut à la dimension de son histoire. En tant qu’opérateur, je vais tout entreprendre pour réussir un tel investissement.

-Comment allez-vous faire ?

Sans exagération aucune, à moyen terme, l’Entente est en mesure de s’autofinancer. Un tel objectif est simple à réaliser pour un club qui draine pas moins de 30 000 supporters derrière lui. Sans rentrer dans les détails, des créneaux comme la billetterie, le merchandising et le sponsoring représentent dans nos prévisions 60,21%. Les revenus du club peuvent fonctionner avec un budget annuel avoisinant les 500 millions de dinars. Pour relever un tel défi, une gestion rigoureuse est indispensable.

-Que voulez-vous dire par gestion rigoureuse ?

Pour équilibrer nos budgets, la masse salariale ne doit pas dépasser 45 ou 48% des revenus du club. Lequel doit tirer profit
des transferts des joueurs, or ce n’est pas le cas aujourd’hui. Le chapitre relatif à l’hébergement et la restauration des recrues qui n’habitent pas Sétif ne figure pas dans nos plans. L’Entente, qui a été des années durant une école, doit dans 3 à 4 années fournir à l’équipe pro 4 ou 5 joueurs du centre de formation qui doit être chapeauté par un technicien de haut niveau.

-Avez-vous réellement les moyens (financiers s’entend) de votre politique ?

Je ne suis pas un plaisantin, même si des journalistes m’ont, à un certain moment, pris pour un blagueur. Quand j’ai avancé le chiffre de 120 milliards de centimes, ce n’est pour faire un scoop ou impressionner mes invités et les journalistes qui ont fait le déplacement.

-Pourquoi persistez-vous à travailler avec les actuels dirigeants ?

Je ne suis pas plus intelligent que les managers de Sonatrach qui n’ont pas voulu effacer d’un trait le travail réalisé par Omar Ghrib qui connaît bien les rouages du football national. Je ne peux de ce fait me passer des services de Hamar ou Arab, des bénévoles qui ont rendu d’énormes services au club, lesquels ont plus que jamais toutes les compétences pour aller de l’avant. Je ne viens pas pour chasser des hommes désintéressés. Les moyens de mon groupe et l’expérience de ces deux dirigeants peuvent faire bon ménage.

-Qu’allez-vous faire maintenant ?  

Comme on dit, la balle est dans le camp des décideurs de la société, c’est-à-dire l’assemblée générale des actionnaires et le conseil d’administrationde la SSPA. Il est vrai que le dernier mot leur revient mais dans le cas où ils ne voudraient pas ouvrir le capital pour qu’on puisse acquérir la majorité des actions, ils ne pourront, dès lors, parler de manque de soutien ou d’argent. L’opinion publique est prise à témoin. 

Categorie(s): sports

Auteur(s): Kamel Beniaiche

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