Hervé Renard. Sélectionneur de la Zambie : Aucun adversaire ne peut être meilleur que nous

Elwatan; le Vendredi 10 Fevrier 2012
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-Quel est votre premier sentiment ?     

C’est incroyable pour les Chipolopolo. Quand on est rentrés au vestiaire à la mi-temps, si le score avait été de 2-0 pour le Ghana, on ne se   serait pas plaint, parce qu’on n’a pas joué en première mi-temps. J’étais furieux de voir cette mi-temps. C’était peut-être à cause de la pression, on ne connaît pas bien ce niveau. J’ai dit aux joueurs : «Si vous ne voulez pas avoir des regrets toute votre vie, il faut jouer un peu plus au foot. Sinon l’adversaire vous tue, surtout quand c’est le Ghana.» On a eu un peu de chance, le gardien nous a sauvés, il a fait un super arrêt sur le penalty. Nous avons cru en nous-mêmes en deuxième mi-temps. Le Ghana a joué la prolongation contre la Tunisie en quart et était fatigué, André Ayew n’était pas le vrai André Ayew en deuxième mi-temps. J’ai appelé Emmanuel Mayuka dans ma chambre ce matin et je lui ai dit : «Tu as joué quatre très bons matches, mais je veux que tu te reposes pour être prêt sur les 30 dernières minutes, et tu devras marquer.» Finalement, il a joué les 45 dernières minutes. Il s’est reposé et a marqué un but fantastique.         

-A quel point a joué le souvenir du crash de 1993 près de Libreville ?     

C’était écrit qu’il fallait retourner au Gabon pour honorer la mémoire de l’équipe nationale décédée en 1993. Une équipe qui rentre chez elle et tout le monde meurt, c’est catastrophique pour une nation. Douze millions de Zambiens voulaient qu’on aille à Libreville. Dès qu’on arrivera à Libreville, on ira à l’endroit où s’est écrasé l’avion, non loin du stade. Il faudra jouer pour eux, pour la Zambie, car c’est un pays fantastique.

-Allez-vous changer quelque chose dans votre préparation de la finale ?     

On est qualifiés, mais ça ne change rien, nous laverons nos maillots nous-mêmes, nous continuerons à vivre normalement, nous essaierons juste de finir l’aventure d’une manière extraordinaire. Si nous perdons la finale, nous aurons des regrets toute notre vie. Si l’adversaire est meilleur et plus fort que nous, on l’acceptera, mais aucun adversaire ne peut être meilleur que nous dans ce tournoi. On ne peut pas aller dans une finale en se disant qu’on est satisfaits. Il faut la remporter.    
 

Categorie(s): sports

Auteur(s): AFP

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