Ils ont dit

Elwatan; le Mercredi 19 Mai 2010
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«Désolée, dans les baraques de la décharge, il n'y a que des F1, mais c'est très confortable. Cette bassine calcinée fait office de réchaud, on y prépare notre dîner. Nous y sommes très à l'aise.» Mohamed, 28 ans. «J'aimerais bien faire un stage, apprendre un métier, mais qui va entretenir ma famille pendant ce temps ? les études, les stages, c'est un luxe que je ne peux pas me permettre», dit Krimo, 17 ans. «Mon rêve est de rester à Oued Smar et d'y travailler en tant que jardinier. Nous devrions être prioritaires pour ces postes. Ce lieu est à nous, j'espère que les jeunes pistonnés ne prendront pas notre place», affirme Hamid, 14 ans. «Je ne quitterai la décharge pour rien au monde, même pour un salaire de 20 000 DA par mois dans une entreprise stable. Ici au moins, je n'ai pas de patron. Personne n'a le droit de me donner des ordres. Ma journée commence quand je le veux, elle se termine lorsque je le décide», confie Azzedine, 21 ans.

Categorie(s): reportage

Auteur(s): A. B.

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