Implantation d’une usine Renault en Algérie : L’accord sera signé aujourd’hui

Elwatan; le Mercredi 19 Decembre 2012
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Un accord qui met fin à trois années de négociations marquées par des convergences et des divergences qui ont souvent fait douter quant à l’aboutissement du projet.  Une fin pour beaucoup concluante : le constructeur automobile français implantera finalement une usine à Oran.  Lundi soir, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, annonçait, à la chaîne de télévision française France 3, la signature aujourd’hui d’un accord entre Renault et la Société nationale des véhicules industriels. Un accord de partenariat qui respectera bien entendu une répartition du capital garantissant la majorité aux Algériens.

Un projet qui permettra aussi, selon les propos du Premier ministre, la création de 6000 emplois et assurera la formation à de jeunes Algériens. Hier, c’était au tour du constructeur d’annoncer la signature de l’accord, confirmant par la même occasion ce qui avait été rapporté par le quotidien français le Figaro. Le média publiait d’ailleurs certains détails sur le projet. En premier lieu l’entrée en production ainsi que les capacités de l’usine. Les premiers véhicules sortiraient, selon le Figaro, à partir de 2014. Cependant, en termes de capacités, on très loin des ambitions affichées au départ par les Algériens. On insista longtemps sur une usine qui produirait 75 000 véhicules/an dans un premier temps avant que cela ne passe à 150 000 u/an dans une seconde phase. Finalement, l’usine algérienne de Renault ne produira, selon le Figaro, que 25 000 véhicules par an dans sa première phase avant de passer à 75 000 véhicules/an par la suite. Et comme l’unité est clairement orientée vers le marché local, celle-ci serait destinée à l’assemblage de la Symbol, modèle très apprécié de la clientèle algérienne et qui caracole en tête des ventes sur le marché.


Le Figaro annonce aussi que l’usine Renault sera implantée à Oran.
Bien que les autorités algériennes aient longtemps plaidé pour une implantation dans la zone industrielle de Bellara, à Jijel, le constructeur français a choisi de s’implanter à l’ouest du pays. Il y a quelques jours, le wali de Jijel nous expliquait qu’une délégation du groupe français avait visité le site. Celle-ci avait d’ailleurs demandé aux autorités locales des précisions concernant entre autres la structure géologique, le bassin de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi que l’état des infrastructures, routes, chemin de fer et adduction d’eau notamment, pour finir par refuser une implantation dans cette zone. Une décision que les autorités locales ont du mal à comprendre. Même si de son côté le constructeur français avait indiqué par presse interposée que l’isolement du site compromettait toute implantation. Le choix s’est porté sur la zone de Oued Telilat laquelle bénéficie, selon les propos de responsables, d’un accès direct à l’autoroute Est-Ouest.

Néanmoins, et même si l’on parle actuellement de l’implantation de pas moins de 25 PME de sous-traitance pour accompagner le projet, le choix du site à l’ouest du pays laisse dubitatif quant aux motivations du constructeur. Notamment lorsqu’on pense à la récente augmentation des capacités de production de l’usine Renault en Espagne ainsi que la proximité de l’unité marocaine Tanger Med, laquelle produit non seulement le modèle Dacia Lodgy, mais aura pour vocation de fabriquer des «collections» de pièces détachées pour fournir d’autres usines Renault dans le monde en composants à partir du nouveau port.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Roumadi Melissa

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