In Salah : Baharouz, une tradition qui se perpétue

Elwatan; le Mercredi 8 Octobre 2014
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La capitale du Tidikelt dite cité des 70 saints n’en oublie pas pour autant ses traditions païennes avec la fameuse Baharouz, une fête ou un homme habillé de chiffons sort au crépuscule le 3e jour de l’aid. Toute la population traque le fantôme, les enfants en procession, munis des restes d’os du mouton de l’aid sont sensés les lui jeter dessus dans un grand brouhaha joyeux. Baharouz, c’est aussi une belle représentation de troupes de T’bel, un genre musical local qui se prête à la danse et à la joie de vivre très répandu durant les fêtes de mariages, les ziaras et les waadas de la région du Tidikelt.

Avec Baharouz, In Salah perpétue une tradition très prisée par les gens de la région, adorée par les enfants et qui véhicule de très beaux souvenirs et des valeurs du vivre ensemble dans la joie et la fraternité. Elle marque évidemment la fin de la fête de l’aid El Kebir et avec elle, sûrement l’achèvement des morceaux nobles du mouton sacrifié à l’occasion. La région est connu par sa tradition culinaire ancestrale et un savoir-faire gastronomique inégalé dans la cuisson des viandes grâce à des ustensiles de cuisine en terre cuite qui accueillent les pièces de viandes marinées et épicées notamment au melh el aid, un sel que les grands-mères confectionnent avec amour à l’occasion à l’aide de sel très fin et d’aromates. L’aid el kebir à In Salah c’est aussi et surtout la fameuse Dalaa madfouna, ou des cotes entières sont cuites sous un tas de braises dont seul In Salah connaît les secrets. Un délice pour les connaisseurs et une autre tradition à découvrir et faire découvrir. Houria Alioua   
 

Categorie(s): actu sud

Auteur(s): Houria Alioua

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