Industrie automobile : La concession est plus porteuse pour l’Algérie

Elwatan; le Lundi 28 Mars 2011
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En effet, l’Algérie a engagé des discussions avec le constructeur automobile français Renault et le constructeur allemand Volkswagen. Au sujet des négociations avec Renault, le ministre de l’Industrie, Mohamed Benmeradi, a affirmé que ce constructeur veut s’impliquer davantage en Algérie en diversifiant sa gamme de véhicules en construisant quatre modèles. Sa production annuelle a été arrêtée à 75 000 véhicules au lieu de 50 000.
D’après le ministre, il s’agit d’un investissement direct. Et l’usine sera implantée à Rouiba dans la banlieue d’Alger. Mieux, le représentant du gouvernement a même parlé d’un taux d’intégration plus important sans le donner.
L’Algérie ne veut pas d’une usine de montage seulement, mais elle devra passer par là, à en croire les spécialistes, car aucun constructeur n’investira directement dans la fabrication. D’ailleurs, beaucoup d’observateurs se pose la question. : pourquoi Renault implante des usines dans une même région : Au Maroc pour 400 000 véhicules par an et en Algérie pour 75 000 seulement dans un marché plus important. Après quatre années de discussions, le résultat semble bien modeste. Pour le cas de Volkswagen, ce constructeur vise le marché africain à partir de ses intentions en Algérie mais jusque-là bien que l’on parle de négociations avancées avec lui aucun chiffre n’a été rendu public. Pour le ministre, le projet avec les Allemands pourra créer un réseau de petites entreprises sous-traitantes. 

A titre indicatif, l’Algérie a importé

120 000 véhicules au cours des 9 premiers mois de 2010. En effet, le marché est porteur, en tout cas dans le domaine de la concession, même si les concessionnaires ne révèlent pas les chiffres actualisés sur les ventes et le chiffre d’affaires de ce marché. Même l’Association des concessionnaires en Algérie (AC2A) n’en fait pas échos périodiquement. 

Les concessionnaires, un tremplin à l’industrie automobile

La partie algérienne aurait soumis une liste de 50 entreprises algériennes de sous-traitance avec un taux d’intégration minimum de 50% sur cinq ans, des propositions actuellement à l’étude au niveau du constructeur français, alors que l’industrie automobile exige un taux d’intégration d’au moins 70%, selon les spécialistes.  Il est utile de rappeler que le directeur général de Nissan Algérie, Sofiane Hasnaoui, avait affirmé dans une déclaration à l’APS, que les distributeurs de véhicules structurés au sein de l’Association des concessionnaires automobile algériens (AC2A) «veulent rencontrer des représentants des pouvoirs publics pour discuter de la possibilité d’intégrer un schéma industriel, qui puisse être mono-marque ou multi-marque». Pour le président d’AC2A, Mohamed Baïri, «le développement d’une industrie automobile passe impérativement pas l’implication de l’ensemble des acteurs dont les concessionnaires et les sous-traitants», dans une déclaration à l’APS.

Ces concessionnaires sont optimistes pour l’émergence d’une industrie automobile en Algérie mais ce sentiment ne fait pas l’unanimité au sein de la corporation. Il faut dire que beaucoup craignent une répercussion sur le marché de la concession d’autant qu’il connaît une croissance en ce moment qui pourrait s’accroître avec le temps que même les événements que connaît la région ne l’ont pas fait reculer comme l’explique nos interlocuteurs dans ce dossier. Deuxième marché du continent après l’Afrique du Sud, l’Algérie a enregistré en 2010 une hausse de près de 3% de ses importations de véhicules, soit 285 337 d’unités, contre 277 881 unités en 2009, en hausse de 2,68%. Selon l’Etablissement national du contrôle technique automobile (Enacta), le parc national s’élève à 5,5 millions de voitures. Toutefois, la facture des importations des véhicules a baissé de 5,14% passant de 285,3 milliards de dinars en 2009 à 270,6 milliards de dinars durant 2010, précise le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes.

La quarantaine de concessionnaires présents en Algérie ont importé 265 859 véhicules en 2010 contre 255 385 unités en 2009, en hausse de 4,10%, pour une valeur de 242,83 milliards de dinars contre 253,78 milliards de dinars (-4,32%), note le Cnis. Les importations des véhicules par les particuliers, quant à elles, ont connu une baisse en termes de nombre et de valeur.  Quelque 19 478 voitures en 2010 contre 22.496 unités en 2009, en baisse de 13,42%. Le montant a également enregistré une baisse de 11,78%, passant de 31,55 milliards de dinars en 2009 à 27,83 milliards de dinars.          

Categorie(s): actualités

Auteur(s): Fella Midjek

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