Initiation à la musique iranienne : le santûr présent à Alger

Elwatan; le Jeudi 27 Decembre 2012
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Un concert pédagogique autour du santûr (instrument  iranien) et de la musique classique persane a été animé à Alger par le  musicien et ethnomusicologue iranien Hasan Tabar. Dans le cadre de la septième édition du Festival international de musique andalouse et musiques anciennes (Fimama), Hasan Tabar a animé un mini-concert  au cours duquel il a donné des explications au public sur son instrument, ses  origines et les fondamentaux de la musique classique persane. Le santûr, instrument appartenant à la famille des cithares sur table, est l’un des instruments iraniens les plus diffusés en Orient. Ses sonorités et sa conception proches du qanûn, répandu en Méditerranée, ont attiré le public  algérois ravi de cette rencontre.

Assis en tailleur devant son santûr, Hasan Tabar a expliqué au public les principaux mouvements composant la musique classique persane avant d’illustrer ses propos en jouant des compositions utilisées dans l’apprentissage de cet instrument. En bon ethnomusicologue, Hasan Tabar a aussi brièvement développé le rapport entre sa musique et la société dont elle est issue, en revenant sur l’importance et les méthodes d’apprentissage de cette dernière en élaborant toujours des parallèles avec des musiques, plus connues du public, occidentales ou maghrébines.  

Cependant, le musicien, pressé par les organisateurs qui ne lui ont accordé que 30 minutes sur scène, n’a pas eu le temps d’aborder ni d’illustrer au santûr des axes très instructifs de son travail de recherche sur les transformations de la musique iranienne ou les langages musicaux.  Dans un autre registre, Malek Chelloug et son ensemble malouf ont assuré  la partie musique andalouse de la soirée, dans un style recherché, sortant timidement du malouf classique avec l’introduction d’un guitariste, à un ensemble instrumental conventionnel mais en nombre réduit.

Il faut rappeler que le public algérois avait déjà rendez-vous avec les origines du luth occidental et le répertoire musical traditionnel portugais lors d’une soirée dédiée aux musiques anciennes.Cette soirée organisée dans le cadre de la 7e édition du Festival  international de musique andalouse et musiques anciennes (Fimama) a mis en avant la place du luth dans l’histoire musicale européenne à travers les luths  consort (ensemble d’instruments de la même famille) Farewell.  

Composé de deux luth soprano, un luth mandore et un cistre, le quatuor  de luths a revisité à Alger le répertoire d’un grand musicien et compositeur  anglais du XVIIe siècle, John Dowland, en croisant ses œuvres vocales et instrumentales grâce à l’apport de la soprano Sarah Richards.Sur scène, l’ensemble Farewell a reconstitué l’ambiance musicale des  cours royales européennes où le luth tenait une place importante jusqu’à la fin  du XVIIIe siècle. Inauguré jeudi, le 7e Festival international de musique andalouse et musiques anciennes (Fimama) se poursuit jusqu’au 29 décembre, à Alger, avec une  riche programmation en provenance d’Asie, d’Europe et du Maghreb.

Categorie(s): culture

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