Instantané : le geste anti-écolo

Elwatan; le Mercredi 26 Decembre 2012
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Au fil des ans, le béton envahit de manière anarchique nos centres urbains. Cela n’est pas sans réduire les espaces verts.  Les chiffres en matière de couverture végétale font craindre le pire. Ils prêtent au pessimisme dans la mesure où le pays enregistre un déficit flagrant, puisqu’il est relevé «un ratio d’un mètre carré par habitant, alors que les normes internationales exigent 10 m2 par habitant, un fossé qu’il est impératif de réduire», dixit l’ex-ministre de l’Environnement. L’on se rappelle que les sénateurs sont montés, eux aussi, au créneau, appelant à une gestion intelligente des espaces verts couplée à des mesures plus répressives à l’encontre des personnes qui portent préjudice à ces aires de détente et génératrices d’oxygène.

Mais c’est sans compter certaines personnes physiques ou morales qui s’arrogent le droit d’envoyer sur les roses la réglementation en vigueur, celle-là même qui promeut et protège la couverture végétale, notamment dans le tissu urbain.  La forêt de Canastel, à Oran,  entité écologique, mettant du «baume» dans une grande mégalopole, a fait les frais d’une coterie maffieuse pour y ériger des pavillons. Il en est de même pour le Bois des Pins de Hydra, où la wilaya a fait main basse, en dépit de la décision de justice qui a donné gain de cause aux pensionnaires de la cité. Il y a trois ans, des myrtacées, plus que cinquantenaires, embellissant la cité Egeco dans la commune de Bourouba, n’ont pas échappé à la  tronçonneuse. La liste des massacres est loin d’être exhaustive.

La société civile a beau s’égosiller contre ces crimes commis contre Dame Nature, mais toute honte bue, on continue à rapetisser le couvert végétal, non sans mettre en péril l’équilibre écologique. Bien que des programmes de reboisement soient annoncés par-ci, par-là, à travers certaines régions de notre El Djazaïr, le taux de couverture reste en-deçà des normes admises, selon le WWF (Fonds mondial pour la nature). Dire que l’écogeste, ou cette culture collective censée préserver l’environnement, est loin d’être notre fort. Au risque de nous répéter, entre les textes visant la création des espaces verts en milieu urbain et la réalité, le constat demeure amer. Très amer.
 

Categorie(s): alger

Auteur(s): M. Tchoubane

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