Instantané : Les fous du volant

Elwatan; le Jeudi 9 Fevrier 2012
1


Décidément, le code de la route demeure cet ensemble de règles que nombre d’usagers de la route foulent aux pieds. Les infractions se multiplient et la batterie de mesures prises, ces dernières années, à l’encontre des chauffards, surtout les conducteurs de minibus relevant du secteur privé, ne semble guère les dissuader. Que de fois n’a-t-on pas été témoin de spectacles aussi désolants que dangereux, de chauffards de minibus qui se cognent le carrosse en plein centre-ville, au niveau d’un carrefour, au détour d’une rue ou dans une descente le long de laquelle ils déboulent à pleins gaz ? Ces fous du volant, surtout les jeunes dont le comportement est on ne peut plus frivole, ne se soucient guère de la sécurité des passagers, se plaisant à braver le B.A.-Ba.

de la conduite à observer, qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige. La bonne moralité ne semble plus être un critère pour ces inconscients, sommes-nous tenus de constater. Ils se plaisent à s’égosiller à longueur de desserte, non sans vociférer contre celui qui ose leur adresser une quelconque remarque. Ils démarrent quand ils veulent, s’arrêtent comme bon leur semble et grillent sur un coup de tête les arrêts facultatifs qui essaiment le parcours. Ils bondent leurs véhicules jusqu’à la surcharge et lorsqu’ils se font rappeler à l’ordre par la tunique bleue, ils trouvent matière à tergiverser. A dire vrai, l’inconscience de certains conducteurs prend le dessus sur les règles de bonne conduite.

L’essentiel pour eux est d’effectuer le maximum de rotations avec une caisse bien renflouée, au risque d’écrabouiller leur véhicule contre une glissière ou foncer sur un talus. On laisse apprendre, parfois, que la mise en fourrière se négocie au profit de ces petits «nababs» de la route, mais au détriment des garde-fous de la réglementation en vigueur censée mettre à l’abri du péril la vie des passagers et celle des autres. Un autre délit qui n’est pas sans affecter, sommes-nous tenus de dire, l’arsenal juridique mis en branle par l’autorité publique qui fait montre d’indigence, sinon de laxisme.
 

Categorie(s): alger

Auteur(s): M. Tchoubane

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..