Journée internationale des migrants : les travailleurs migrants victimes des crises

Elwatan; le Dimanche 23 Decembre 2012
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L’OIM est particulièrement soucieuse de la situation dramatique que vivent ceux originaires de pays en développement à faible revenu qui, balayés par les bouleversements politiques, se sont retrouvés sans argent, sans emploi, sans documents ni aucun moyen pour rejoindre leur famille restée au pays, est-il souligné dans un communiqué. «Nos actions, en 2013, seront axées sur les besoins et les aides à apporter aux travailleurs migrants pris au piège dans les pays en conflits armés, tels que la Syrie et autres pays africains et qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine. Des budgets conséquents seront également consacrés aux pays qui n’ont pas les moyens financiers et logistiques pour évacuer leurs ressortissants», a indiqué Jean Philippe Chauzy, porte-parole de l’OIM (Genève), joint au téléphone, ajoutant : «La réintégration de milliers de travailleurs migrants issus de pays où sévit l’insécurité alimentaire et qui ont contribué à l’économie des pays d’accueil, actuellement en crise, est l’autre priorité de l’OIM.»

Pour l’Agence d’aide et de défense des droits des migrants et son porte-parole, c’est la crise libyenne qui a ouvert les yeux du monde entier sur l’étendue de l’impact sur les travailleurs migrants et les crises humanitaires que peuvent générer les conflits de par le monde. En témoignent les quelque 250 000 travailleurs étrangers ayant été évacués vers leur pays d’origine (Bangladesh, Sri Lanka, Mali, Tchad, le Niger…) suite au conflit libyen.

Ces opérations de rapatriement massif, dont le montage financier a dépassé les 115 millions de dollars, ont pu être réalisées grâce à des donateurs internationaux qui sont intervenus pour aider des organismes, tels que l’OIM et le HCR. Parmi ces donateurs, la Banque mondiale a, à elle seule, financé le transport aérien de 35 000 migrants vers le Bangladesh, organisé par l’OIM pour un coût de 10 millions de dollars, précise le porte-parole de l’organisation. Le cadre opérationnel de l’OIM, en cas de crise migratoire que le Conseil - l’organe directeur de l’OIM - a approuvé le 27 novembre dernier, entend justement structurer la capacité de l’organisation à répondre aux crises migratoires et à combler certaines des lacunes actuelles concernant la migration dans les dispositifs humanitaires internationaux, a conclu J. P.. Chauzy. 
 
 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Naima Benouaret

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