L’UE gèle les avoirs du secteur pétrolier libyen : Le régime d’El Gueddafi privé de ses ressources

Elwatan; le Lundi 28 Mars 2011
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La compagnie nationale NOC ainsi que «cinq de ses filiales», sont concernées par cette décision, selon un communiqué de l’UE. Concrètement, l’Europe «gèle les fonds et ressources économiques» des sociétés visées et «interdit de procéder à des paiements en leur faveur».  La présidence hongroise de l’Union européenne a fait savoir que ces décisions mettent pour partie en oeuvre la résolution votée la semaine dernière par le Conseil de sécurité de l’ONU, mais elles vont plus loin en ajoutant «d’autres sociétés pétrolières qui n’étaient pas mentionnées dans la résolution 1973», a précisé la même source.  La NOC est l’une des entités désignées par la résolution 1973 de l’ONU, votée la semaine dernière, comme «étant sous le contrôle de Mouammar El Gueddafi et de sa famille».

Le Conseil de sécurité a relevé qu’elle «constituerait une source de financement de son régime». Elle contrôlerait, selon Washington, un réseau de sociétés qui «s’occupent d’exploration pétrolière, de production et de vente de pétrole», a rapporté l’AFP. Le département du Trésor américain a déjà décidé mardi dernier d’étendre les sanctions économiques des Etats-Unis contre le régime libyen à quatorze sociétés identifiées comme des filiales de la compagnie pétrolière nationale   libyenne. Depuis le début de la crise libyenne, l’UE a décrété un embargo sur les armes, un embargo sur les matériels pouvant servir à la répression, ainsi que des gels d’avoirs et des interdictions de visa à l’encontre de Mouammar El Gueddafi et de 37 de ses proches et responsables libyens. Elle a également gelé les avoirs et transactions financières de onze entités dont la Banque centrale libyenne, des banques d’investissements et fonds souverains gérant les revenus pétroliers du pays.

En application de ces sanctions, des milliards d’euros d’avoirs libyens ont été gelés par les différents pays européens: entre 6 et 7 en Italie, plus d’un   milliard en Suède, plusieurs milliards en Allemagne. Les Européens discutaient depuis plusieurs semaines de sanctions pétrolières contre la Libye, mais plusieurs Etats, en particulier l’Italie, son principal client en pétrole et en gaz, étaient réticents, selon des diplomates. La Libye est l’un des principaux producteurs de pétrole d’Afrique. Toutefois, la décision n’aura aucune conséquence à l’heure actuelle sur les importations d’hydrocarbures par l’UE. En effet, les pays concernés, l’Espagne et l’Italie en particulier, «sont déjà passés à d’autres fournisseurs», a indiqué la porte-parole de la Commission européenne en charge de l’Energie, Marlene Holzner.   
 

Categorie(s): internationale

Auteur(s): Rédaction économie

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