La compagnie face à de multiples enjeux

Elwatan; le Jeudi 20 Mai 2010
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Le ministre de l’Energie et des Mines jouit d’un important pouvoir au sein de Sonatrach.
Il est président de l’assemblée générale de l’entreprise qui se réunit une fois par an et qui décide du programme à moyen terme, des contrats à long terme, des grands projets et des investissements.
C’est dire que le ministre a une mainmise sur une importante part sur le plan décisionnel. C’est ainsi que la problématique liée au statut de Sonatrach se pose en toile de fond.
L’assemblée générale est composée du ministre de l’Energie et des Mines, du ministre des Finances, du gouverneur de la Banque d’Algérie, du délégué à la planification et d’un représentant de la présidence de la République. Cependant, toutes les grandes décisions d’investissement (montant, impact) de Sonatrach sont prises au niveau du Conseil national de l’énergie (CNE) à sa tête le président de la République. Les décisions sont généralement prises à la lumière d’un rapport concernant l’investissement et les grands projets que présente le ministre de l’Energie et des Mines. Sonatrach n’étant chargée que de l’élaboration et, par la suite, de sa concrétisation.

Pour les experts, le conseil d'administration et l'AG donnent à l'Etat, à travers ses représentants, toute latitude pour agir dans le sens d'une véritable réforme de la gestion de Sonatrach.
Celle-ci a besoin «d'un véritable plan d'urgence. Une réorganisation, une modernisation, une nouvelle gouvernance mais surtout une autre gestion de son amont», estiment les experts. Selon eux, l'industrie pétrolière et gazière devient plus complexe avec la crise économique qui touche l'industrie pétrolière et la crise gazière. La situation est donc «très dangereuse pour toutes les compagnies dans le monde, plus encore pour Sonatrach qui est faible sur le plan technologique, dont les gisements sont matures, et ne possède pas un portefeuille (notamment de réserves) réellement équilibré et dont l'organisation et le management ne sont pas aux normes». Il faut un management quasiment de crise, indique-t-on également. Cela est-il possible avec les interférences que l'on connaît dans la gestion de Sonatrach ? La question s’impose.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Ali Titouche

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