La crise du Sahel : une menace pour l’armée ou pour le peuple ?

Elwatan; le Mardi 25 Decembre 2012
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L’universitaire, auteur et chercheur Boumediene Bouzid, dans son intervention, soulignera l’importance et le rôle prépondérant des capitales au leadership spirituel comme Biskra, Mazouna ou encore Mostaganem en matière de rayonnement civilisationnel au niveau africain, voire universel. «L’islam en Afrique n’a jamais été imposé par la force et la violence en Afrique», a-t-il affirmé.
Le docteur Ahmed Adimi mettra, lui, l’emphase sur la «menace» émanant du Sahel. «Dans l’histoire, le danger n’est jamais venu du Sud. Maintenant, cela est perceptible. Et de surcroît, en Algérie, l’on manque de centres de recherche relatifs au Sahel. Cela est inexistant ! Une tare, une carence ! Les centres de recherche stratégique sont des éclairages. En Israël, il existe plus de 3000 centres de recherche dans différents domaines. Il y a cinq ans, nous avons initié une dizaine de conférences portant sur le Sahel. On avait prédit une situation catastrophique dans le Sahel», devait-il déclarer.

Et d’ajouter : «On est responsable de la sécurité de l’Algérie. Cela obéit à une ‘planification’ de restructuration du Monde arabe et entre autres l’Algérie qui possède une armée puissante. Et puis l’Algérie jouit de richesses énergétiques solaire, pétrolière, gazière et même l’uranium.»  

Soliloque algérien sur le Sahel

Pour lui, «une intervention de la force africaine de l’ordre de 3300 de soldats est insignifiante par rapport à la superficie où sévissent des groupes armés ambulants très préparés à la guérilla. La solution est : soutenir, entraîner et mieux doter l’armée malienne… Et encourager les relations africaines. L’intervention de l’armée algérienne ne sert pas l’Algérie. En tant qu’Etat protégeant des intérêts. Et ses intérêts se trouvent au Sud. Il est venu le temps d’ouvrir le champ aux aptitudes quant à la gestion de cette situation (Sahel). Cette crise est économique ! Alors, pourquoi marginaliser les élites».

Le journaliste et auteur, Mohamed Baghdad, qui vient de signer un ouvrage d’actualité Dimae Sahara (le sang du Sahara) : guerres d’Al Qaîda dans le Sahel africain, paru aux édition Dakirat El Ouma, reviendra sur la genèse de son livre : «Les médias en Algérie sont incapables d’exprimer l’image réelle de ce qui se passe au Sahel, l’élite politique gouvernante ne donne pas d’explications au peuple sur la crise du Sahel.» Et de lancer une salve d’interrogations : «Qui est Ançar Eddine ? Est-ce une menace fictive ? C’est quoi ? Une menace pour l’institution de l’armée ou pour le peuple ? Le pouvoir doit soumettre des données sur cette crise.»
 

Categorie(s): international

Auteur(s): K. Smaïl

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