La face cachée de l’ESS

Elwatan; le Vendredi 15 Novembre 2013
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L’Aigle noir n’a récolté que 5 points sur les 12 en jeu. Crachant le feu l’année dernière, l’attaque ententiste n’a, en 360 minutes, inscrit que 3 petits buts. Soit un but toutes les 120 minutes. En encaissant 4 buts en autant de confrontations, la défense n’a pas fait mieux. Techniquement, les choses ne vont pas. L’équipe a éprouvé les pires difficultés, le week-end dernier, pour venir à bout de la JS Saoura. Son jeu est entaché d’innombrables déchets techniques. Après 11 journées, la cohésion n’est toujours pas au rendez-vous. Le licenciement abusif de Belkaïd prié, après ses bons et loyaux services, de sortir par la petite porte, pénalise le groupe, en quête d’un caractère et d’un leader.

L’absence d’un catalyseur, tel Djabou, en mesure de renverser la vapeur, est l’autre tare des Noir et Blanc qui n’ont toujours pas trouvé  un remplaçant à Aoudia. Payé presque rubis sur l’ongle, l’Ivoirien, engagé sans passer les tests d’usage, s’est volatilisé dans la nature, au grand dam des fans et des caisses. La non-qualification de Ze-Ondo et de Bouazza a fait le reste. Les  recrutements approximatifs de Boukria, Mellouli, Touahri, pour ne citer que ces joueurs, n’ont pas ramené les résultats escomptés. Pis encore, les caisses s’apparentant à un véritable gouffre ne peuvent supporter  les gros salaires de joueurs non performants. L’arrivée du mercato hivernal est très attendue à Sétif où les managers du club sont plus que jamais interpellés pour faire le ménage. D’autant plus que le nouveau coach insiste, nous dit-on, sur le renforcement de l’effectif par un libéro, un meneur et un chasseur de buts. Une telle demande est presque identique à celle de  Velud, qui n’a pas été suivi par ses dirigeants, l’année dernière à la même  époque. Les besoins de Lang seront-ils satisfaits ?

La réponse sera connue à l’issue du mercato. Comme un malheur n’arrive jamais seul, l’absence d’un préparateur physique attitré accentue les difficultés des camarades de Lagraâ, qui terminent difficilement leurs matchs. Perdurant depuis presque le début de la saison, ce problème influe négativement sur le rendement d’une équipe «pro». Celle-ci paye les pots cassés des tergiversations de ses managers, lesquels avaient à un moment engagé Driss Labane, qui a été inexplicablement remercié deux à trois semaines après. Fustigeant leurs joueurs au moindre faux pas, les décideurs du club ou de la SSPA vont-ils mettre un terme à ces carences n’existant dans aucun club professionnel digne de ce nom ?
 

Categorie(s): sports

Auteur(s): Kamel Beniaiche

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